Mardi 6 janvier 2004
Le Joyeux Rural
Comme prévu, j'ai passé le réveillon chez Etienne. Ca m'a fait un peu bizarre, depuis
que je suis adulte, ça doit être la première fois que je passe pas un réveillon
avec Rodrigue (et
Fabio). Et puis ce sera au milieu de la
campagne, ça va encore plus changer.
Je suis parti en fin d'après-midi
sous les annonces de "chutes de neige la nuit prochaine" (vais-je réussir à
revenir sans encombre demain?).
Comme j'avais un peu de route à faire, je me suis dit "T'as jamais le temps
d'écouter de la musique, profites en". Alors, je me suis gravé un CD avec les
chansons de deux artistes (ou groupes), qui pourraient me plaire.
Le premier album des Joyeux Urbains retentit dans ma voiture alors que
j'affronte patiemment les bouchons. Ca me plait beaucoup, une musique assez
entraînante et "traditionnelle", souvent de jolis textes. Butinage dans les beaux portraits
Le malchanceux
Je n'ai jamais été chanceux
Le bol, je le connais que le matin
Quand il se renverse sous mes yeux
Et que je me suis brûlé les mains
ou "Quand ch'rai grand"
Quand je serais plus grand, je serais
dictateur,
Menteur, voleur, sans coeur arnaqueur, beau parleur
Et si je
n'arrive pas à mon bonheur
alors je serais ministre de l'intérieur
ou "Ma fromagère", chanson d'amour (?) sublime très émouvante, à la musique
minimale, énorme clin d'oeil à "Mon légionnaire", "elle était petite, le teint rougeaud, elle sentait bon le chèvre chaud,
ma fromagère" et qui traite aussi
d'autres sujets moins légers
et la dernière chanson en public, parodie de reggae qui me fera voir
différemment les dîners mondains.
Après ça, j'ai enchaîné sur Jamait. Autre ambiance, je suis bien moins rentré dedans, notamment car les musiques se ressemblent énormément. Sentiment bizarre car des amis aiment beaucoup (en disque ET en concert) et je me dis qu'il faut que je lui laisse une autre chance. Ca paraît très bien écrit, faudra que je m'y replonge.
J'arrive vers 19h30 chez Etienne,
sans me perdre, en appréhendant vraiment le retour (sept kilomètres en pleine
cambrousse avec des virages en pente, s'il neige, ça va être sportif). Il ne
manque qu'une personne (qui arrivera bien tard, elle travaille sur Paris). Je
connais presque tout le monde, notamment des copains de GN. Je me sens tout de
suite à l'aise dans cette ambiance taquine et perfide "Ben alors, c'est quoi
cette excuse pour pas venir cet été au mariage? Une appendicite, rooooohhhh". La maison est
toute neuve, immense et pas vraiment encore finie (ils viennent d'y emménager).
J'ai pu un peu parler avec la femme d'Etienne (je l'avais très peu vue auparavant et
elle était surtout très timide).
On prend l'apéro, la télé allumée (on
pourrait pas l'éteindre?? parce que les niaiseries de TF1 faisant de
l'autopromotion..). On se met à table assez tard (la dernière arrivant vers
21h30), du coup on se fait la bise pour la nouvelle année au milieu du plat
principal. Je suis placé pas loin de copains d'Etienne, on
parle de souvenirs communs de GN
(notamment mon tout premier, comment arriver à convaincre que "mais non je ne suis
pas méchant, c'est tous mes potes qui le sont devenus en mangeant une fleur de lotus noir et pas
moi, la preuve" en montrant un bout de réglisse le tout affublé d'une fausse
armure (et vraiment armé d'une masse en latex) sous un soleil normand de plomb)
et d'autres facéties commises sans moi.
On retrouve les personnes typiques : les grands copains qui se connaissent par coeur et ont plaisir à titiller l'autre, que ce soir le bourru peu causant mais têtu (Etienne c'est Sam Gamegie), le fort en gueule peu diplomate (pour de rire) qui cherche exprès des arguments fallacieux. Il y aussi le blagueur qui tombe souvent à plat (non ce n'était pas moi), et les "pièces rapportées", plus ou moins intégrées et connaissant plutôt bien les énergumènes alentour, de la maîtresse de maison attentive à l'épouse qui va se coucher dès la fin du repas, refusant de participer à la partie de Trivial (la fatigue doit être un petit peu liée au volume d'alcool ingurgité).
Le Trivial, édition monde, trois équipes de trois s'affrontent. On a perdu
mais de peu. J'ai répondu à certaines questions pas évidentes, en ai raté
d'autres que j'aurais pu trouver ("quel fleuve passe à St Petersburg?) et
d'autres que je ne connaissais absolument pas mais qui sont, parait-il, très
simples (Toikimeli, tu connais Ramon Duran?). Un peu vert par la mauvaise foi
des adversaires qui n'ont pas accordé un camembert à "Eva Peron. Eva parce que Evita
c'est son diminutif". "Non la réponse était "Evita Peron", je vous ai demandé
si vous étiez sûrs de votre proposition, c'est pas ce qu'il y a écrit, désolé".
Ben oui forcément, cette partie a été le prétexte à des petites engueulades
(pour rire), genre "on a discuté le score" (sans cracher nos poumons) et puis
on s'est vengés aussi un peu plus tard.
Coucher vers 5h30, je n'avais pas l'impression que c'était
le réveillon du Nouvel An, ce qui est plutôt une bonne chose, juste une soirée
entre amis. On a dormi à trois dans une chambre vide, en profitant du manque de
poignée pour en prendre une et ne la laisser que de notre côté (on craignait
les intrusions nocturnes). A 9h30, grands coups sur la porte et le mur "Cego!!!
Cegooo!". Forcément, on pense à un coup fourré et on fait le gros dos en
pensant "même sans entrer, ils arrivent à nous réveiller les fourbes". Quelques
instants plus tard, la même voix (celle de la fille couche-tôt / tocard) : "Cego
ta voiture gêne". Je me lève en maugréant, j'avais garé la Cegomobile derrière
une autre voiture en demandant à Etienne : "T'es sûr, ça ne gêne
pas??", "Mais non, tout le monde va dormir là, de toute façon". Je donne mes
clés et me recouche (quelle idée de partir à 9h30 aussi).
Je me réveille vers 13 heures (ça fait une éternité que je ne me suis pas
levé si tard. En principe, je me lève tôt et je récupère dans l'après midi), il
y a entre cinq et dix centimètres de poudreuse.
J'aime pas le 31 décembre, mais j'ai beaucoup apprécié la façon dont il s'est passé cette année (même si je me demande ce que 2004 me réserve en ce qui concerne mes vieux potes, entre autres).
Commentaire(s) :
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Note du 16 janvier 2006 :
Je comprends le "mélange" musique et week-end (puisque chronologiquement
c'est lié) mais ça fait un peu "Je veux en parler mais ce
serait bizarre tout seul ailleurs alors je le rajoute ici". Deux ans plus
tard, je confirme, j'aime bien les Joyeux Urbains alors que Jamait, je suis
moins fan, c'est trop monothématique.
J'avais oublié que j'avais raconté tant de détails (sur
le trivial par exemple) et que j'avais omis de dire que la première couchée
avait émis pas mal de mauvaises ondes (enfin une petite pique à
base de Bénabar tout de même). C'était sympa ce réveillon
sinon. La neige le matin, ça nous avait surpris, heureusement j'ai les
maximes de mon père en tête! Moi et la conduite sur neige..
Arf, les souvenirs du premier GN, sans me douter que un peu plus d'un an plus
tard, j'allais sérieusement replonger. Etienne en Sam Gamegie, c'est
exactement ça!
Et on voit bien que je venais de recevoir un appareil photo.. c'étaient les premières en ligne!
Commentaire(s) :
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