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Les cogitations de Cegosum

Mercredi 4 octobre 2006

London keeper


Entrée écrite principalement le 24 août

C'est marrant mais dès le début, on le sentait mal. On en rigolait déjà à table. En effet, j'ai une réunion à Dublin un vendredi pour parler avec les responsables de l'informatique européenne de LOJTZone. Départ le jeudi soir avec escale à Paris, retour le lendemain avec escale à London city. Trente-cinq minutes pour changer avec l'ambiance qui règne Londres, ça paraît déjà compromis. On me dit que London City c'est minuscule donc peu de couloirs à prendre, c'est jouable. Certes mais au moindre souci ,ça va foirer.
Je pars avec mon collègue tchèque, Vojta, il m'emmène à l'aéroport (avec encore dans le parking le système super ingénieux de lumière rouge ou verte au-dessus des places). Il est un peu lourd et insiste pour qu'on aille dans le business lounge alors qu'on embarque dans vingt minutes. Ce qui me rassure, c'est que j'appréhendais de devoir travailler avec lui dans l'avion (et pendant l'escale) or "mon" assistante a pris un vol pour moi en classe affaires et pas son assistante. Je n'ai rien demandé, mais ça m'arrange, il me saoulera pas au moins pendant le vol. On travaille un peu dans les salons Air France puis on embarque. Vol sans histoire, un peu de retard à cause d'un orage, c'est tout. Il fait un temps épouvantable sur Paris. Notre vol décolle avec une bonne heure de retard (grosse pluie, changement de vent etc). Nous atterrissons à Dublin, et je commence à sentir la fatigue. On prend un taxi pour aller à notre hôtel (dans la cambrousse à l'ouest de Dublin, trois bons quarts d'heure de route). Vojta aimerait qu'on règle certains trucs demain matin, je suis moyennement emballé et lui propose de mettre maintenant mes fichiers de ma clé USB à son ordinateur, il ne veut pas, pas tout de suite (son ordinateur est dans le coffre, comme par hasard, il a dû choisir de ne pas m'écouter). Il est près de minuit heure de Dublin, je suis claqué. Vojta me redemande ma clé, je lui donne avec réticence, y a plein de trucs persos à moi dessus…. Y a des fois où on n'est pas d'accord et où il m'énerve. Flash forward : il m'a fait pareil quelques jours plus tard : j'étais chargé d'envoyer un mail, et il m'a dit ensuite qu'il comprenait pas pourquoi j'avais choisi cette voie là (sur un ton de "tu fais ce que tu veux mais pas ça", très énervant ça). J'ai expliqué posément mais fermement pourquoi j'avais fait ainsi, que oui j'avais pensé à son option mais j'avais préféré faire autrement. En en parlant plus tard avec Roberto, je lui ai dit en rigolant "Merde quoi si c'est moi qui dirige le projet, c'est moi qui décide, point barre". Fin de la parenthèse.
L'hôtel est immense, j'ai quasiment le temps de faire mon jogging entre l'ascenseur et ma chambre. Lever le lendemain vers huit heures et petit déjeuner avec Vojta. Il me rend ma clé USB (et je me demande s'il n'a pas un peu plus regardé..). On fait le check out et un taxi nous emmène dans les locaux de LOJTIrlande (il a failli nous amener chez le concurrent ahahaha).

Réunion avec l'informatique, je croise des personnes que je ne connaissais (que j'ai embêtées car l'informatique quand tout marche, on ne demande rien, c'est normal que cela fonctionne mais dès que ça foire, tout doit être résolu dans l'instant.. boulot ingrat moi je dis) que via le téléphone ou le mail. Réunion avec trois personnes, le chef d'équipe (que je pensais déjà avoir vu mais je me suis trompé), une femme qui a une voix au téléphone à faire tremblotter dans son string (que au téléphone bizarrement) et un jeune qui est là depuis trois mois et qui a un look de djeune crâne rasé, T shirt… On dirait qu'il a vingt-deux ans mais je dois me tromper, il a déjà travaillé ailleurs et de ce que j'ai pu voir, il est très très bon (le magicien informatique, dans son domaine). Dans l'ensemble, c'est super décontracté comme ambiance vestimentaire ici.
Avant de partir, j'avais proposé qu'on offre une surprise chocolatée aux Irlandais, Vojta m'a dit que c'était une bonne idée et m'a nommé chef de projet. Dans ma chocolaterie préférée, j'ai acheté une cabosse de cacao (en chocolat), garnie de morceaux de chocolat. Je pense que ça a beaucoup plu. Ma mère, narquoise m'a dit qu'en Allemagne de l'Est, ça s'appelait de la "B Vitamin", B pour Beziehung bien entendu (besoin de réviser ton allemand, Toikimeli?? "Relations"). Elle n'a pas tout à fait tort. Un peu quand même car sincèrement, il me paraît normal de faire comprendre à ces personnes qu'on apprécie leur travail et que globalement ça se passe bien et qu'ils font au mieux.

Repas de midi dans la nouvelle cafétéria, c'est pas trop mal. On me confirme qu'elle est assez récente (je me souviens, dans une autre vie, avoir fait l'aller retour Paris-Dublin dans la journée et il n'y avait qu'une vague cuisine genre colocation. L'après-midi, nous montrons où en est le projet, c'est moi qui m'y colle. J'ai un peu de mal à trouver qui regarder mais cela se passe bien. Je crois qu'ils ont été impressionnés par les résultats et qu'en plus ils voient ce que donne tout ce qu'ils nous sortent comme données. Plus d'implication de leur part, bilan très positif .
Nous prenons un taxi pour revenir en Suisse. Comme j'ai un billet unique, j'ai déjà mes deux cartes d'embarquement. Pas mon collègue qui devra retourner au comptoir à Londres, lui. Tout se passe bien, nous sommes dans l'avion à l'heure, mais décollons avec une heure de retard. Je me dis "Bordel, c'est mort…" mais tente de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Un avion Swiss décolle quand on arrive, si cela se trouve, c'est le nôtre. Nous allons au comptoir Air France, une mignonne Française nous dit que le dernier vol est parti, que le suivant à sept et quart du matin est plein et qu'elle peut juste nous réserver les deux dernières places dans celui de midi et demi qui arrive à quinze heures trente. Huhuhu, super le week-end. Vojta demande si d'autres vols partent d'Heathrow, si on peut rejoindre Paris pour prendre un vol pour la Suisse (ce que je ne trouve pas super futé car si on rate encore la correspondance.. bref). Il est même prêt à prendre l'eurostar pour aller à Paris, mais le dernier train vient de quitter Waterloo Station. Finalement, pas d'autres solutions que de passer la nuit à Londres. La Française a l'air un peu embêtée et nous dit : "se tournant vers moi Monsieur comme vous avez un billet, on va vous offrir une chambre au novotel et un taxi pour vous y rendre. Vous "se tournant vers mon collègue en revanche comme vous avez deux billets, Air France considère qu'elle vous a amené à destination donc on ne peut rien vous offrir, à part un tarif un peu moins cher à l'hôtel". Huhuhu, c'est rigolo. Vojta le prend bien, lui qui est souvent assez pitbull (un mec des ventes quoi). Il comprend que la fille fait ce qu'elle peut. Je propose de partager ma chambre s'il y a deux lits mais il dit que ce n'est pas la peine. Un taxi vient nous chercher un quart d'heure plus tard et nous amène à l'hôtel. Une Française (encore!!) nous accueille. On a bien l'air d'être "les personnes qui ont raté leur avion". On papote un peu pour savoir où on est et si on peut manger dans le coin. Elle dit que Canary Wharf n'est pas loin et qu'il y a plein de restaurants là bas. Je m'arrête immédiatement. Canary Wharf!! Mais Fabio vit là bas! Je demande à Vojta si je peux tenter de contacter Fabio pour qu'on puisse le voir, il acquiesce. Chacun monte dans sa chambre et j'appelle Fabio. Portable, répondeur je tente chez lui et tombe sur lui. Je lui explique la situation en vitesse, il dit qu'il a déjà mangé mais qu'il nous rejoindra avec plaisir. Vojta et moi prenons un taxi (forcément je n'ai pas une livre sterling sur moi..) et allons à Canary Wharf. Je trouve le point de rendez-vous et on attend Fabio. Il fait une vingtaine de degrés et une bonne brise, nous sommes déjà contents d'être dehors. Fabio arrive, plus mince que jamais. On se serre la main (alors que je lui aurais volontiers fait la bise, moi). Il nous conseille un restaurant italien, nous y allons. Honnêtement Toikimeli, j'appréhendais un peu cette soirée improvisée non pas parce que je cloisonne (tss, tu me connais mal, Toikimeli) mais parce que j'avais peur que Fabio s'ennuie si je parle boulot avec Vojta et que Vojta s'ennuie si je parle de sujets perso avec Fabio. C'était sous estimer Fabio en fait. J'avais oublié à quel point il est à l'aise avec des gens qu'il ne connaît pas. Posé, cultivé, analytique et cela dès le début. Je l'écoute parler et je suis fier de l'avoir comme pote (euh rétrospectivement, j'avais aussi peut-être un peu abusé du vin de Navarre, fort bon au demeurant). Comme notre vol demain est tard, nous ne sommes pas pressés. Fabio nous emmène au bord de la Tamise. Un bar branchouille crache des décibels en ce vendredi soir. Fabio va au bar et commande trois coupes de champagne. Arf, c'est tout lui, ça. On lui a offert ce qu'il a mangé (à savoir pas grand-chose et puis c'est LOJT qui paye) et il réplique avec du champagne. Moment de grâce quand même, dehors face à la Tamise avec lui. Même si on n'a pas pu parler de son mariage (entre autres choses), je suis ravi d'avoir raté mon vol et d'avoir pu le voir au débotté. Alors que nous partons et le remercions pour la soirée, je lui fais la bise. Vojta et moi retournons à l'hôtel en taxi, il ne manque pas de dire "A la manière dont tu salues tes amis, on voit que t'es français". Ouais, si tu veux Vojta, si tu veux….

Le lendemain, on ne se lève pas trop tôt. Je suis en avance dans la salle de petit déjeuner. Le décor sous ce beau soleil est impressionnant, il faut bien le reconnaître. Petit déjeuner en partie à l'anglaise (œufs brouillés, bacon, patates et tomate, d'accord, mais les haricots… non). Alors que je raconte des anecdotes passionnantes (ou pas) à Vojta, je m'arrête brutalement car je crois reconnaître l'intro de la chanson qui passe. Je me dis que j'ai dû confondre que c'est du Tiersen. L'intro se termine et j'avais raison, c'est bien Amélie-les-crayons dans une de ses plus belles chansons. Je suis scotché et je le dis à Vojta. "Bon sang, ça me bluffe, elle n'est pas très connue en France alors si je m'attendais à l'entendre ici!!". Je vais à la réception et demande qui s'occupe de la musique "Ah, c'est pris sur un site mais je ne sais pas qui choisit quoi.". Drôle de coïncidence quand même…
Once bitten, twice shy, nous sommes très en avance à l'aéroport. Tellement qu'on a le temps de papoter. Je parle avec Vojta de la révolution de velours, du printemps de Prague, de Dubcek entre 1968 et 1989. Il m'apprend qu'en septembre 1989 il faisait son service et que deux mois plus tard, le commandant de sa caserne était de l'avis qu'il fallait résister aux rebelles (et il dirigeait des tanks, pas loin de Prague). C'était plus partagé en dessous mais je n'ose imaginer ce que cela aurait pu donner si tout n'avait pas été résolu de manière pacifique. Vojta me dit aussi qu'il avait passé des tests quelques années avant et que, il ne sait pas pourquoi, on a trouvé qu'il avait certaines aptitudes spéciales. Du coup, il a eu une formation intensive sur les roquettes. A l'issue de sa formation, il a appris que puisqu'il connaissait des informations sensibles, il ne pourrait jamais quitter le pays, ça l'a rendu malheureux au plus haut point. Son père a réussi à faire changer son dossier et à lui mettre une autre spécialisation (en armes lourdes) à la place. Du coup, pendant son service, il passait pour un expert bien nul en armes lourdes… Intéressant de parler de tout ça avec lui.
Le contrôle des bagages à main est minutieux (j'ai déjà du enregistrer ma petite valise car il ne faut aucun liquide et aucun gel, même si c'est du dentifrice ou de l'after shave, pfff). Un quart de retard seulement au retour, autrement dit rien. Je suis chez moi vers les seize heures. C'est tard pour commencer le week-end. Mais ça a été magique de voir Fabio, je sens que je vais garder longtemps le souvenir de ce vol raté, moi.

 

Commentaire(s) :
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