Jeudi 30 décembre 2004
Un Noël à la mer
La fin d'année au boulot s'est bien passée. Quelques départs
à célébrer, quelques choses à régler pour
clôturer l'année mais le tout sur un tempo assez relaché.
J'ai cru que ce serait bien pire en 2005 puisque ma chef, juste avant son
départ, nous a annoncées les nouvelles arrivées et les
changements de bureau que ça occasionnerait. "Du coup, Cegosum,
tu ne vas pas là où c'était prévu, tu vas partager
ton bureau avec cette personne." Glups, ça valait bien la peine
de prévoir ça plusieurs semaines à l'avance. Ca m'embête
franchement, pas vraiment pour le collègue en question mais surtout
pour le fait que je serai moins au calme, chacun pouvant avoir un oeil sur
l'écran de l'autre. Fataliste, je me dis que cette situation idéale
ne pouvait pas durer (comme mon poste au sein de l'équipe d'ailleurs
mais c'est une autre histoire) et j'encaisse, un peu dépité.
Un quart d'heure plus tard, mon collègue noir homo ricain (qui était
avec moi et une autre personne au moment de l'annonce) vient me voir. Je remarque
qu'il peine à trouver ses mots alors qu'il parle très bien français.
Je sens qu'il veut me dire des choses mais pèse le tout pour ne pas
me froisser. En bref, il me dit que je suis très gentil mais que si
je veux que ça bouge, il faut que je me manifeste et que je le fasse
maintenant puisque le plan va partir aux services généraux en
vue du remaniement. Je m'apprête à répondre que je ne
vois pas trop ce que je peux faire mais il m'indique que je pourrais très
bien prendre la place de cette personne pas encore arrivée et garder
un bureau en solo. J'y réfléchis cinq minutes... Il a raison,
il n'y a aucune raison professionnelle que cette personne soit seule. Je le
remercie, vais voir ma chef qui va partir en congés et lui expose la
situation. Elle répond "Ah oui, c'est pas bête. Fais comme
tu veux, mais dis le maintenant". Je confirme illico et vais remercier
chaleureusement mon collègue. Une bonne chose de faite.
Après une courte semaine, encore plus écourtée par des jours de congés en
plus que j'ai pris (ça me fera ça de moins à prendre
l'année prochaine) et par une mini gastro qui m'a un peu fatigué
une journée, je suis parti passer Noël en famille. Avant ça,
j'ai eu l'occasion de participer à l'avant dernière d'un duo
comique chantant sur une péniche survoltée et bondée.
C'était excellent, on sentait bien qu'ils voulaient marquer le coup.
Le Noël familial se passe sans surprises (donc bien). Le lendemain midi,
nous partons chez ma tante en bord de mer pour un Noël un peu plus rassembleur
: nous serons une dizaine. Nous partageons le volant et arrivons en milieu
d'après-midi. Ma tante a prévu plein de bonnes choses, il faut
dire qu'elle est très sensible au raffinement gustatif et esthétique.
D'ailleurs, ça l'emporte sur tout le reste chez elle et du coup, ça
ne m'étonne pas vraiment de voir des choses très belles mais
pas pratiques voire franchement merdiques. Pour de l'électroménager,
je trouve ça un peu dommage tout de même.
Je parle un peu avec
ma cousine de huit ans. Certains diront ensuite qu'elle est franchement pénible,
j'avoue que ça ne m'a pas sauté aux yeux (je dois vraiment être
trop gentil). Je m'amuse de la voir dessiner dans sa chambre écoutant
du Montand ou du Brassens (et chantonnant "Brave Margot" ou "La
première fille"), ça fait vraiment plaisir à voir.
Elle me dit qu'elle déteste les pseudo chanteurs de la télé
réalité (bon elle a regardé la finale, mais seulement
ça), c'est bien, continue comme ça!
Greg et Sandra
arrivent par le train peu après. J'ai eu de la chance, je l'avais vu un mois
avant à New York. On se remémore certains moments, je lui annonce
que je n'étais pas dans le New York Times (on m'a envoyé l'article),
il me dit avoir fait profiter deux amis des places pour le Moma. Puisqu'on
est en train de faire la cuisine, je raconte l'épopée (oui j'en
rajoute) que fut la cuisson de la dinde. Je remarque
qu'il n'avait pas raconté la légèreté vestimentaire de
notre hôtesse lorsqu'elle cuisine.Cachottier, le Greg??
Sandra a toujours la moue boudeuse avec une coiffure assez étrange (quelques
dreadlocks mis en chignon) et un look entre Famille Adams et gitane. J'ai
vraiment l'impression qu'elle n'a pas envie d'être ici, elle fait tout
pour retourner en Amérique latine, accueillant son copain au printemps
pour trois mois et cherchant un DESS à Buenos Aires. Sinon, elle est
en conflit quasi-permanent avec sa mère et c'est saoulant à
écouter. "Si c'est comme ça, je comprends pourquoi Greg
n'est pas très pressé de revenir en France voir la famille"
dira ma soeur un peu plus tard. Elle n'a pas tort et ça confirme mon
impression que pour Greg, sa vie, ses amis (en plus de ses études et
donc probablement sa future carrière) sont outre Atlantique.
Je ne sais plus qui avait proposé qu'on reste une journée de plus, après
tout, on ne se voit pas si souvent. Tout le monde était d'accord donc
on a fait une "maison de jeunes" le soir même (oui je suis
dans les jeunes, tout est relatif). Le lendemain, le soleil était magnifique
(et le temps bien frais), on s'est baladés en bord de mer. C'est une
de mes atmosphères préférées, l'hiver ensoleillé
à la mer. Et même si cet endroit n'éveile pas vraiment en moi d'excellents
souvenirs de vacances (car mes grands-parents étaient un peu pénibles
au quotidien), j'aime bien revenir voir cette mer qui s'en va si loin à
marée basse et cette digue qui, dans ma mémoire, était
bien plus haute qu'elle ne l'est en réalité.
On a reçu quelques amis de ma tante (que je n'avais
pas vus depuis... quinze ans peut-être), j'ai découvert les pétoncles,
c'est excellent. Quelques coups de fil (Fabio
notamment), quelques fils renoués avec mes cousins et nous repartons
au matin. Noël prochain, comme prévu (craint?), chez des cousins
éloignés qui refont leur maison rien que pour l'occasion.

Ensuite, après une journée en famille, je suis rentré chez moi. Souvenirs
d'une balade acheteuse entre Bastille, Nation, République, Opéra
qui s'est terminée par un pot bien sympathique. Et la possibilité
de m'investir dans quelques projets ludiques en 2005. Ca me plairait bien,
mais ça risque de demander pas mal d'investissements, surtout au niveau
temps. Mais si ça me plait... je vais peut être me laisser tenter.
Deux trois jours pour souffler, j'en profite pour consacrer du temps à mes
proches, notamment lors d'un repas chez Fred.
Et j'écris en vitesse car mon train ne va pas tarder. Quelques jours à Londres
chez Fabio avec quelques amis en perspective. Dire que cette ville est toute
proche, que Fabio y vit depuis trois ans et que j'y suis allé trois jours
alors que j'étais au lycée. J'ai encore mon sac à faire et mes cadeaux
à emballer. Fabio voulait que je vienne les mains dans les poches,
mais tout de même... J'ai eu la chance de trouver un truc qui devrait
lui plaire. Bonne année, Toikimeli et à bientôt, en 2005!

Commentaire(s) :
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