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Les cogitations de Cegosum

Mardi 5 janvier 2005

Quand je pense à l'England



Préambule hors sujet : j'ai ajouté une nouvelle page, mise à jour de temps en temps suivant l'humeur (lien dans la partie gauche)

Avant de te raconter mon voyage outre Manche, Toikimeli, je vais te parler de ce qu'est l'Angleterre pour moi. Bizarrement, c'est un pays que je ne connais presque pas. Dans les grands pays limitrophes (chipotons pas pour la Manche), c'est le pays que j'ai le moins visité.. avec l'Espagne, mais la différence majeure c'est que je parle anglais et pas espagnol. Avant cette fin d'année (enfin 2004), j'étais allé une seule fois en Angleterre lors d'un voyage scolaire, en seconde dans le cadre du jumelage du lycée de ma ville. Alors que je suis allé quatre fois aux Etats-Unis (dont trois grâce à LOJT).
Tout avait commencé forcément par une lettre, chacun écrivant à son correspondant, tu connais le principe. Le mien, Peter, avait un an (et demi?) de moins que moi. Nous avions reçu une lettre de lui très énigmatique. Les mots étaient en français mais ça ne voulait rien dire comme phrases. Et puis c'est la formule de politesse qui nous a donné la clef : on pouvait lire en mot à mot "see you soon". Du coup, nous avons repris toute la lettre en traduisant chaque mot par son équivalent immédiat en anglais et voila le "Je regarde avance" devenant "I look forward", c'est bien plus clair. Il avait bien écrit sa lettre en anglais puis pris un dictionnaire et changé un à un les mots. Comme si ça fonctionnait comme ça...
J'ai un souvenir assez précis de certaines parties de mon voyage là bas, notamment de la date car c'était le week-end du changement d'heure printanier et on s'était demandé si ça avait aussi une incidence sur l'heure là bas. Je me rappelle aussi le ferry, avec la traversée et les gamins qui regardent avec envie les machines à sous.
Arrivés plus tard vers Cambridge, je suis accueilli par la famille de Peter. Ca fait très bizarre de voir que ce garçon de douze ans fait plus de quatre-vingts kilos. Mon père me demande au téléphone "T'es sûr que c'est pas en livres??" "Non non Papa c'est en kilos". Plus vieux, plus grand, plus fin, tu m'étonnes que Peter me trouve doué en sport!

Je ne me souviens pas de tout ce qu'on a fait. Je me rappelle que je ne me suis pas ennuyé, mais bon, ça m'arrive rarement de toute façon, ma bonne nature est assez vite satisfaite (encore que je me demande si je ne perds pas un peu plus vite patience avec les années). Et puis, être "immergé" dans une famille, je l'avais déjà fait depuis plusieurs années en Allemagne. La première fois, je sortais de sixième (eh oui allemand première langue.. mais pas de bonnet de bain) et je ne connaissais que les verbes conjugués au présent... ça n'aide pas à raconter des histoires...
En Angleterre, outre les visites culturelles dans la grande ville du coin, j'ai eu bien entendu droit au choc culinaire. Rien de vraiment étrange (la poutine ça viendra bien plus tard) mais tout de même voir la jelly verte fluo apportée sur une assiette et qui tremblote pendant le trajet, ça ne fait pas envie. Ce n'est pas mauvais mais ce n'est pas bon, cette sorte de sucre gélifié avec plein de colorants. Un soir, Peter me dit sur le ton de la confidence qu'il a un truc à me montrer. Nous allons dans ma (notre?) chambre et il sort de sous mon matelas un sachet en plastique translucide rempli de poudre blanche : "Si t'as faim la nuit, tu peux en manger" me dit il en joignant le geste à la parole.. alors qu'on est en plein jour. Quand je lui demande ce que c'est il me répond que c'est un mélange de sucre glace et de farine. Poli et un peu intrigué par son regard plein de félicité rien qu'à évoquer cette mixture, je goûte. Et effectivement, c'est pas terrible, rien qui mérite de se relever la nuit en tout cas.

Nous avons passé une (?) journée à Londres. Comme souvent quand on arrive dans une ville, on commence par les passages obligés, les incontournables. Je me rappelle surtout de Trafalgar Square avec Nelson surplombant la place, de St Paul avec sa porte battante (comme si on entrait dans un supermarché) et du métro londonien assez pourri : un sol en bois, pas beaucoup de stations et une ligne circulaire qui ne tourne que dans un sens.. (mais là je me demande si ce n'est pas de la faute de la famille d'accueil, pas douée). Ah tout de même, le décor Sherlock Holmes à la station Baker Street, ça c'est bien. On a visité le British Museum et la National Gallery. Dans un musée, on pouvait monter sur une balance pour voir s'afficher combien de fois la baleine était plus lourde que nous. Il va sans dire qu'on mettait bien moins de Peter que de Cegosum "dans" une baleine. Je me souviens que le petit frère de Peter, intrigué à la vue d'un tableau impressionniste a lancé son doigt pour sentir les pâtés sur la toile.. doigt rattrapé par le gardien assis sous la toile. Je me demande si ça arrive souvent ce genre de tentatives... C'est peut-être parce qu'on a des toiles (familiales) chez mes parents que les pâtés me semblent assez naturels.. et que je sais qu'il ne faut pas mettre les doigts sur un tableau.
Je me souviens qu'on avait reçus Peter quelques mois plus tard, c'était juste après le bicentenaire de la Révolution. Ca c'était plutôt bien passé. Rétrospectivement, je me dis que ma mère l'a bien fait marcher : les deux étages de la Tour Eiffel à pied (rattrapés sans souci par les paras venus pour le bicentenaire et grimpant les marches au pas de course) puis de l'Etoile à Beaubourg. Je ne sais pas si on s'est réécrit après, je ne pense pas. En tout cas, on s'est perdus de vue, il a peut-être bien changé le Peter entretemps.

Ca a été ma seule visite en Angleterre mais ensuite grâce à mon travail j'ai pu côtoyer des Anglais. J'ai travaillé avec un pendant un an. Il se mariait en Italie mais faisait son enterrement de vie de garçon à Paris et à cette occasion invitait tous ses copains de Manchester. J'étais le seul Français invité et je me demande d'ailleurs si ce n'était pas aussi pour ma connaissance de la capitale. Je m'arrange pour dormir chez lui, ce n'en sera que plus simple. J'arrive dans sa maison pas loin d'une cossue cité des Yvelines. Certains sont déjà là, une bière à la main regardant du foot anglais (cliché??). Les autres arrivent peu à peu puis on décide d'aller manger dans cette cité (à près de trois kilomètres donc à pied ça fait une trotte). Nous entrons dans la pizzeria mais je m'aperçois bien vite qu'ils ne veulent pas manger mais juste engloutir un plat (et des pichets de bière) puis payer pour aller finir la soirée dans un pub. OK, j'arrête de tenter de les suivre niveau boisson, c'est pas possible. Je suis déjà plus très clair alors que eux ayant bu deux fois plus que moi ont l'air sobre. Après les deux pubs, on rentre se coucher.
Le lendemain, visite parisienne avec les incontournables : Arc de triomphe (je crois que c'était la première fois que j'allais à son sommet, d'ailleurs on voit très bien Paris sans être trop haut et puis on voit la Tour Eiffel) puis la Tour Eiffel justement, à pied (je suis jamais monté en ascenseur en fait). Une personne reste en bas "Je vis ici, moi et tous les gens qui viennent me rendre visite veulent voir la Tour Eiffel.. alors ça fait six fois en un an, j'en ai marre". Après un derby britannique footballistique à la télévision puis un passage dans un Mac Do pour manger un Royaaaaaaal cheese (eh oui le système métrique...) et un retour en vitesse chez lui, nous retournons en RER sur Paris. Restaurant assez chic dans l'ouest parisien dont nous sortons assez tard puis nous nous demandons où finir la soirée. On avait un plan mais qui n'a pas marché et personne n'a envie d'entrer dans un truc un peu louche à l'aveuglette... les rabatteurs ne me mettant pas en confiance de toute façon. On finit dans un bar karaoké où la bière (chère pour eux) coule à flots. Je me rappelle ce qui s'est passé la veille et je bois modérément. Le bar ferme à cinq heures du matin, les Anglais sont étonnés, chez eux ça se termine bien plus tôt que ça. Nous sortons et nous dirigeons pour attendre le premier métro. Je guide la joyeuse bande bien éméchée ; pour ma part deux pintes en cinq heures, ça va, je n'ai pas abusé (juste la fatigue normale). Le boulevard est plein de monde pour l'heure et j'angoisse un peu quand un des gars cogne une fille accompagnée par un costaud. Il bredouille "pawdon", se fait un peu pourrir puis continue. Les grilles du métro ne sont pas encore ouvertes mais on entre tout de même. Pas de guichet ouvert, et je n'ai qu'une envie : me coucher. Je dis qu'on peut sans doute rentrer sans tickets (alors que d'ordinaire c'est pas du tout mon style), il est cinq heures, j'en ai plein le dos et puis on va pas nous contrôler. Au pire, on jouera aux crétins en disant qu'on a pris un pass pour la journée, qu'il a été validé à onze heures et que donc, ça ne fait pas une journée complète. Je me fais peu d'illusion sur l'excuse mais ça me rassure un peu. Le premier métro arrive nous montons dedans. Arrivés à Etoile, trois contrôleurs... la poisse. En fait, il nous empêchait juste de passer par un passage interdit plus court (Toikimeli si tu connais la sortie de la ligne 2 vers le RER A, tu vois sans doute de quoi je veux parler) et n'ont contrôlé personne. Chanceux, nous attendons notre RER, certains s'endorment sur les fauteuils... Quand le train arrive, il en manque un (celui qui vit ici)... On se regarde : il ne vient pas avec nous et sait où aller, en plus le prochain train c'est dans quinze minutes... on le laisse se débrouiller. Nous arrivons à destination, passons les portillons (plusieurs se vautrent) et allons nous coucher après avoir trouvé par chance un taxi faisant les trois kilomètres en question.

Un petit voyage scolaire et deux jours avec des Anglais rigolards et bien torchés, c'est en résumé ma seule vision réelle de l'Angleterre avant de partir. Je ne pense pas vraiment rencontrer plus d'Anglais sur place mais j'aurai le point de vue d'une personne qui vit là bas depuis trois ans. D'ailleurs, elle survivait et maintenant elle vit, c'est plutôt bon signe.

Commentaire(s) :
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"Si l'Angleterre n'était pas une île
La traversée serait beaucoup plus facile"
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