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Les cogitations de Cegosum

Mardi 22 mai 2007

Vol 714 pour Sydney


Bon je m'y mets, ça risque de prendre du temps. Pour information, ici une carte de l'Australie (ma géographie était très approximative à ce sujet avant de partir) et des données sur la monnaie : un euro vaut 1.5 dollar australien (en gros à parité avec le franc suisse)

Un vendredi au bureau. J'y suis avec mes bagages car je pars directement, en milieu d'après-midi pour l'aéroport. La veille, j'ai fermé mon sac et tout rentre sans trop de soucis ce qui me paraît tenir du miracle sachant que je me coltine un costume et des chaussures pour le mariage. Passage rapide sur le site de la liste de mariage pour offrir un truc (mieux vaut tard que trop tard). Je n'ai aucune idée du poids total mais je ne dois pas dépasser les vingt kilos, enfin j'espère. J'ai de la chance, mon programme de travail en ce vendredi n'est pas surchargé. J'envisage une demi-seconde d'emmener mon ordinateur mais je me dis que ça va m'ajouter deux ou trois kilos pour pas grand chose de positif (prendre des notes de voyage ailleurs que sur un bloc) et pas mal de potentiel négatif (égarer le PC avec toutes les données de boulot dessus, par exemple) donc j'abandonne très vite. Petit passage sur le site de visa australien, j'entre mes coordonnées et ne me trouve pas dedans. Quelle andouille, je m'étais trompé dans le mois de naissance!! Il y est bien, ouf. Tant que je suis sur le net, je fais un pré-enregistrement pour le vol jusqu'à Paris. Arrivé à l'aéroport, je découvre avec "joie" qu'il n'y a qu'un guichet pour le pré-enregistrement et deux pour les autres, je ne suis pas du tout sûr d'y gagner du temps au final (bagage : dix-sept kilos, ouf). Dans l'avion, je m'assoupis un quart d'heure (moi qui ai souvent besoin de faire de "vraies pauses" et qui ne dors pas comme ça sur commande ou presque je m'étonne de piquer du nez si facilement, en avion notamment), j'arrive à destination, récupère mes bagages. J'ai pris un vol assez tôt pour éviter les mauvaises surprises, du coup j'ai de la marge pour changer de terminal. Au passage, j'achète un adaptateur électrique (bonne pioche), passe un coup de fil et attends Amandine et Rodrigue. Ils arrivent un peu plus tard avec bien moins de bagages que j'imaginais (pan sur le bec, pour moi). Amandine a mes billets d'avion et a même prévu une carte de voyageur fréquent sur Emirates (étant donné qu'on va de l'autre côté de la Terre...). Nous allons enregistrer nos bagages : Amandine a un souci de visa lié à sa nationalité libanaise et l'hôtesse m'annonce que mon passeport n'est pas enregistré sur le site australien. Je l'ai dit que je l'ai vérifié ce matin, mais je n'ai rien pour le prouver (non j'avais pas pensé à la copie d'écran) donc ça ne marche pas. "Vous pouvez acheter un visa auprès de nos services, cela coûte trente-cinq euros". En plus des vingt dollars que ça m'a déjà coûté, j'apprécie peu le principe mais bon je n'ai pas trop le choix alors je paye et reviens au guichet. Petit miracle dix minutes plus tard "ah ça devait être un souci de connexion entre les serveurs australiens, tout est bon pour vous, on vous rembourse". Va comprendre, Toikimeli. Bon point pour Rodrigue qui, alors qu'on a passé tous les contrôles et qu'on attend l'embarquement entend nos noms appelés... Il manque une carte d'embarquement pour le vol suivant, en effet ça peut aider... Tiens, je ne serai pas du tout à côté d'eux deux pendant le voyage d'ailleurs, juste devant eux pour la plus grande partie du vol.

J'enlève mes lentilles et m'installe dans le Paris-Dubai. A côté de moi, un mec énorme! Il doit bien faire cent vingt kilos (et est plus petit que moi), du coup il doit demander une extension de ceinture pour s'attacher et... il empiète sur mon fauteuil. Je soupire sur mon fauteuil en me disant que les sept heures vont être longues. Il doit batailler pour manger car il ne peut pas descendre à fond la tablette donc le plateau est posé en oblique. "Look it is impossible to eat" me dit-il avec un très fort accent arabe (?). Je prends mon mal en patience en dormant un peu et en entamant "Cul de sac" de Douglas Kennedy, recommandé par un ami et qui est en effet bien adapté pour un voyage en Australie.
Arrivée à Dubaï au petit matin, je ne suis pas fâché de quitter mon imposant voisin. Il fait plus de trente degrés et je suis très circonspect vis-à-vis de cet Etat. L'aérogare est immense, plein de boutiques dans tous les sens, plein de luxe aussi. Je repense à cette émission de Mermet où il mettait en lumière cette ville où les riches sont très riches et ont plein de confort et où les pauvres sont dans la misère (et souvent sans passeport également). Je prends un petit déjeuner rapide avec Amandine et Rodrigue, on commence à noter les dépenses du voyage pour faire des comptes à peu près égalitaires. "A peu près" car les notes de restaurant ce sera deux tiers/ un tiers, on ne va pas finasser non plus.
Arrivée dans un nouvel avion, nous sommes en queue et j'ai la chance d'avoir un siège de libre à ma gauche. A ma droite, la preuve que les clichés sont parfois aussi une vision de la réalité : un jeune et blond couple australien à la cool. Les deux sont en tongs et assez peu vêtus (alors qu'avec la clim, il fait froid dans l'avion) : lui est en pantalon court, elle en petite robe, décontractée du décolleté. Ca change de mon précédent voisin, remarque.
Juste après le décollage, je ne me sens pas bien, il y a un truc dans le bide qui ne passe pas. Suspect immédiat : la pause petit déjeuner à Dubaï (surtout qu'Amandine et Rodrigue sont eux aussi touchés). Heureusement qu'il y avait personne à côté de moi. Ca se calme en une grosse heure heureusement. Je finis mon bouquin, regarde quelques films en disant un grand merci à l'écran individuel et au numérique qui permet d'avoir le choix de plein de films et de commencer, mettre en pause, reprendre quand on veut. Et puis je dors aussi.

Aéroport de Dubai, une immense galerie marchande

Une heure d'arrêt à Bangkok, tout le monde doit sortir même si on reprend le même appareil. On sort en porte D4, on fait cinq cent mètres, monte un escalier, passe un contrôle, refait cinq cents mètres dans l'autre sens pour "atterrir" en porte D4 et réembarquer car cela a pris une heure ou presque. Bon au moins, ça dégourdit les jambes. Retour dans l'avion pour les neuf dernières heures. Même programme qu'avant : dodo, bouffe et films. Les écouteurs sont pourris ou sinon mon niveau d'anglais est moins bon que je ne le pensais car je suis loin de tout comprendre. Nous avons des formulaires à remplir, j'ai un peu de mal à mettre mon adresse en Australie vu qu'on va bouger tout le temps. "Personne à prévenir en cas d'urgence", je mets le portable de Fabio, cela paraît le plus logique. Pas Amandine qui met le téléphone de sa mère (à Paris en ce moment). Je lui dis que ce n'est sans doute pas le bon choix vu qu'elle est à l'autre bout du monde, ça servira juste à l'inquiéter car elle peut pas être là avant trente-six heures.. "Oui mais si je meurs, je veux qu'on prévienne ma mère" "Si tu es morte, ce n'est plus une urgence...".
On atterrit enfin à Sydney au petit matin. Bilan du voyage? Ben, ça va en fait, c'est comme si on entrait dans un long tunnel de plus de vingt-quatre heures avant d'émerger ailleurs, loin. Je fais un tour aux toilettes pour remettre mes lentilles. Plein d'avions ont dû arriver, il y a une queue énorme à l'immigration. Nous récupérons nos valises, je passe en douce la douane en ne mentionnant pas que j'ai des produits alimentaires ce qu'il est interdit de ramener en Australie, mais je pense que c'est plus vrai pour des graines ou des plantes que pour du chocolat. L'aérogare ressemble à n'importe quel aérogare, rien de bien intéressant. Amandine a choisi un hôtel dans le coin puisque nous repartons le lendemain matin tôt pour Melbourne. Elle trouve l'endroit où la navette s'arrête et nous attendons. Il fait plus de vingt-cinq degrés, les voitures roulent à gauche, tout va bien quoi. Le bus arrive vite et nous amène dans un hôtel de chaîne internationale à dix minutes de là. Check-in, nos chambres sont déjà prêtes, on s'y pose dix minutes avant de repartir (et je me rends compte que mon flacon de shampooing était mal fermé... dégâts limités, heureusement). On demande à l'hôtesse d'accueil comment aller dans le centre et que voir, elle est très sympathique (avec un accent bien épais) et nous dit tout sourire ce qu'on peut faire. Dix minutes à marcher pour rejoindre la gare du coin, deux bonnes minutes à comprendre comment marche la machine qui vend les tickets, une autochtone nous aide mais nos billets sont trop gros pour avoir de la monnaie. On va au guichet, le gars nous vend les billets puis sans qu'on ne lui demande rien, il sort une carte, nous montre le centre, ce qu'on peut y faire et nous donne cette carte. Je suis soufflé par tant de sympathie non sollicitée ("Comment il a pu voir qu'on était étrangers d'abord" demande-je malicieusement à mes deux comparses).

En vingt minutes, nous sommes à Circular Quay. Milieu de matinée, il fait un grand beau temps et une température très douce (alors qu'on est au milieu de l'automne), c'est dimanche, plein de gens sont en tongs. Très peu de noirs, beaucoup d'asiatiques dans la rue. Après cent mètres, je dis, un peu rêveur, à mes acolytes : "On déménage quand?". On prend un billet pour une balade dans la baie (avec un pseudo Captain Cook qui se promène...) et on part vers The rocks, c'est jour de marché. Je suis sous le charme de cette ville calme (car c'est dimanche?) et active en même temps. Plein de rues piétonnes, on ne se sent pas agressés par les voitures. Sauf quand le feu vert pour piétons dure deux secondes montre en main, c'est super court!! On comprend ensuite qu'il passe au rouge clignotant, ce qui veut dire "traverse si t'es engagé, sinon attends". A part ça, ambiance détendue (sauf qu'apparemment il y a beaucoup de caméras de surveillance, grmpf), balade dans la "vieille ville" (en Australie, tout ce qui a deux cents ans est vieux en ce qui concerne l'installation européenne), nurses walk. Amandine, une heure après me répond "T'as raison, Cego, on déménage quand?"... Un gars dans la rue me demande "what do you think the opera shape is like?" Je suis un peu pris au dépourvu, je viens d'arriver, moi "Eggshells??", le mec me dit que c'est pas mal comme réponse alors qu'Amandine me dit "T'as rien compris, Cego c'est des voiles, enfin!" ah oui maintenant qu'elle le dit.
On se trouve un resto japonais de ramen dans le coin. Dommage, c'est pas possible de goûter le chocolat mudcake with vanilla ice and wasabi sauce, j'aurais bien tenté, moi. Retour à l'embarcadère pour une heure de balade dans la baie. On commence à se mettre dehors puis on s'abrite à l'intérieur car il y a beaucoup de vent et d'écume. La vue est magique. Amandine et Rodrigue s'endorment sur une banquette, je sens que si je me laissais aller, je pourrais faire de même, mais je préfère profiter de la balade nautique et puis m'endormir dans un lieu public j'ai du mal. Mais ça me rappelle, déjà avec Rodrigue, près du Château Saint Ange en 2000. Je réveille nos tourtereaux qui ont roupillé trois quarts d'heure alors qu'on arrive à Darling Harbour. Port piéton et plein de vie (commerces, resto, ciné, jardin), un sous-marin et un destroyer à visiter, un monorail qui passe au-dessus de nos têtes toutes les trois minutes, lieu très séduisant également, décidément Sydney est très séduisante. Ouais je me verrais bien vivre là.

Vue de Circular Quay Anas and the seagull

Amandine est très branchée "animaux" alors elle pousse pour voir Wildlife (pas l'aquarium car elle a vu il y a peu celui de La Rochelle), nous nous y rendons donc. C'est là que j'apprends qu'il y a beaucoup d'espèces endémiques en Australie et pas mal de sales bestioles, il faut bien le dire (araignées, serpents très venimeux..), heureusement c'est rare d'en croiser. L'endroit est très bien fait, très clair, très espacé. En montant dans les hauteurs on voit aussi des kangourous et wallabies puis tout en haut, des koalas. Amandine fond pour ces petites boules de poil (que je trouve assez amorphes je dois bien l'avouer). On sort vers dix huit heures alors qu'il commence à faire nuit. Nous nous rendons dans l'hôtel de notre deuxième partie de séjour, car puisqu'ils partent un jour plus tôt, ils veulent se faire rembourser la chambre pour la nuit qu'ils ne passent pas sur place. L'hôtel est super bien situé (pas loin de LOJTAustralie d'ailleurs) et fait assez classe. Impossible de se faire rembourser, cependant.
On marche vers Chinatown, le long de George Street. Je trouve un cybercafé et relève quelques mails. Plus tard, on se rend dans un très bon restaurant vietnamien (au 709), pas cher, sans chichi ni cérémonie et aux plats très copieux. On tente en vain d'appeler Fabio qui doit être arrivé pourtant, on reprend le métro à Museum direction l'hôtel. Il est un peu plus de dix heures et je suis bien fatigué quand je me couche, ravi d'être là et heureux à l'idée qu'on revient à Sydney à la fin du voyage!

Depuis la baie Un clown près de l'opéra

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