Mardi
27 novembre 2007
Cette année encore
C'est assez amusant de voir comment les événements se goupillent... ou pas. Un matin, je reçois un mail de Pedro m'annonçant que sa femme, Claire, allait passer deux jours à LOJH2. Pas de souci, je réponds (en me demandant pourquoi elle ne s'adresse pas à moi directement) que je serai ravi de la voir pour un verre ou un repas voire pour l'héberger si elle a besoin. Au passage, je me sens un peu "coupable" de leur donner peu de nouvelles et je me demande si je vais profiter des fêtes de fin d'année pour aller revoir Pedro et compagnie. Ce ne serait pas mal.... sinon autant dire que ce sont des amis perdus en zone très éloignée. Claire m'écrit, avant son départ, pour me dire qu'elle a un planning très chargé et tentera de prendre un verre avec moi. Sauf qu'elle ne m'a jamais appelé (rappelé) ni pour confirmer ni pour dire "désolée, j'ai pas le temps". Plouf dans l'eau.
"Tiens
c'est bientôt l'anniversaire de Laurent"
soupire-je un peu. C'est (c'était) un très bon
copain mais avec de gros défauts d'organisation. J'ose pas
chercher dans mon journal mais en début d'année
(pour les voeux), on avait encore conclu que "Tiens on s'est pas vus
cette année encore" comme si c'était
étonnant. Car je sais que c'est toujours pareil, on convient
de se voir, je m'arrange comme je peux et il dit "OK je regarde et je
reviens vers toi", ce qu'il ne fait pas (enfin si, pour les voeux
l'année suivante). Avec le fameux "T'aurais pu me rappeler, toi".
Certes mais au bout de dix ans où c'est toujours
à moi de faire et de relancer, je me lasse. Alors, cette
année comme les précédentes depuis
quatre ans environ, j'ai laissé filer. Pas envie de trouver
une date, de tout mettre en oeuvre tout seul. Surtout que je le
connais, on peut décider une date deux mois avant et lui
peut me balancer quinze jours avant "ah ben non
désolé, j'annule" (il l'a
déjà fait.... trop de fois), le genre de trucs
qui m'énerve (sauf événement grave
imprévu, faut pas déconner).
Mais bon, c'est son anniversaire, alors peut-être cela
pourrait être l'étincelle qui fait
redémarrer le tout. On est tellement proches et complices
quand on est ensemble. Je lui écris un mail où
j'ajoute un petit résumé de ma vie
helvétique. Une heure après, il m'appelle, me dit
qu'il a été très touché par
mon mail et me donne de ses nouvelles. Ca s'était mal
passé avec son ancienne copine, il a revendu leur maison
commune et s'est acheté un appartement à
Bruxelles. Maintenant, il est avec une lucernoise (sic), il a
même pris des cours de suisse allemand pour elle mais elle a
rigolé et lui a demandé d'arrêter car
ses cours étaient en suisse allemand, dialecte de
Bâle. Dans son boulot, ça va, il se plaint
toujours, rien de neuf admet-il. On a aussi parlé de nos
familles respectives. "On pourrait se faire un week-end en commun?",
oui évidemment, surtout qu'il vient à Zurich de
temps en temps. Enfin, j'imagine que si je ne le harcèle pas
et n'organise pas, rien ne se fera. Rendez-vous en 2008, enfin par mail
je suppose (soupir).
Un que j'ai vu en revanche, c'est cet ancien collègue, de l'âge de mes parents. Tous les six mois, il vient dans le coin et tous les six mois, il m'appelle pour qu'on mange ensemble. J'y vais.... à reculons. Il a un côté vieux garçon exacerbé qui m'exaspère assez vite et puis j'ai l'impression d'être avec un vieux qui ne sait que parler de vieux, de personnes malades ou en train d'être virées, c'est pas folichon. Manque de bol, il m'appelle quand je suis en ligne et tombe sur mon répondeur. J'ai droit à un anthologique "Ah ben c'est en anglais j'y comprends rien", dit de sa voix chapierisante. Il s'acharne et rappelle deux fois immédiatement. Quand je lui raconte l'anecdote, Etienne me demande si je n'ai pas sauvegardé le message de mon répondeur (non en fait). J'arrive à le contacter le lendemain (onze heures, à son réveil en gros) et à la différence de la fois dernière), il a sa voiture donc est prêt à venir "chez" moi. Je trouve un restaurant en dehors du centre ville, pas la peine de le faire venir se parquer dans des endroits peu pratiques. En fait, je ne trouve pas le restaurant, je me rappelle un repas "d'affaires" (mouarf) là bas et demande l'adresse à l'assistante en question puis je réserve assez tôt. Je sais que mon collègue est assez près de ses sous, j'espère que je n'ai pas mal choisi. Le soir même, j'arrive sous un temps maussade avec deux minutes d'avance dans le restaurant. Il est déjà là. "Ah ben Cego, j'avais tellement peur de me perdre que je suis arrivé y a deux heures alors je me suis baladé dans le quartier. Mais je savais que tu serais à l'heure". On passe deux bonnes heures ensemble et finalement j'apprécie plutôt sa compagnie. Moi qui renaclais de venir, je me dis qu'une fois par semestre, ça va quand même.
De
passage sur une page du web, je vois une bouffe à Lyon et
des gens qui partent de Suisse pour s'y rendre (et faire l'aller retour
dans la journée). Je m'incruste avec les Suisses,
ça ne pose pas de problème. On part à
quatre d'un coin excentré de LOJH2, il y a là
deux Suisses, un lyonnais expatrié et moi. Entrant en
France, nous sommes sous la neige, bon sang ce que je suis content de
ne pas conduire. On arrive en ville, dans le centre et on va dans un
café avant de retrouver les autres. Comme je m'y attendais,
c'est l'accent suisse qui nous fait repérer. "Mais j'ai pas
d'accent, moi!" dit notre chauffeur. Son comparse lyonnais lui demande
"Comment tu appelles un endroit où on fait du feu dans une
maison?" "Ben, une
ch'minèèèè", bingo. Oui
forcément ça dépend de ton accent,
Toikimeli (désolé je n'ai pas encore le son sur
mon journal), moi je dis (encore) "cheuminé". Petit resto
sympathique, où je partage du chocolat, puis on rentre vers
la Suisse sous un temps bien plus clément.
Lors de parlotte hebdomadaire avec des amis européens, je
dis aux Allemands du groupe. "Hep, vous êtes à
Stuttgart, c'est pas si loin de Bâle, ça". Elle me
répond "Ouais, ben t'as qu'à venir alors!!"
"Faites gaffe, si vous m'invitez, je risque de venir" "Tu es
invité" et hop, je cherche comment rejoindre Stuttgart pour
un petit week-end début 2008 je suppose. Ce sera en avion
via Zurich car ce n'est pas si proche que cela tout compte fait. Enfin,
tout est relatif. Après deux bonnes semaines sans nouvelles,
Hélène
m'envoie un mail. Elle est très occupée par son
ancienne vie lyonnaise et n'a pas encore de temps à
consacrer à la vie locale suisse. Elle s'excuse de ne pas
avoir donné de nouvelles plutôt. Elle n'a toujours
pas d'appartement mais "a des pistes", je pense que j'ai
déjà lu ça quelque part et
j'espère que cela se réglera vite pour elle. "Au
fait, il faudra que je te rende tes clés un jour", je lui ai
dit qu'on a un concert commun dans quinze jours alors ce sera
l'occasion. Et avant ça, ma copine thésarde a un
entretien en ville et je dois trouver un restaurant de fondue (joie...)
pour elle. J'imagine que si elle est embauchée, elle aura
aussi besoin de dépannage le temps de trouver un
appartement... enfin on verra bien.
Petite manifestation pas loin de chez moi dans une vieille maison, je m'y rends assez tôt et retrouve des têtes connues (venant de plusieurs horizons différents). Je m'y attendais un peu je dois dire mais cela fait toujours plaisir d'entendre "Oh tiens, Cegosum, c'est sympa d'être venu!" Comme souvent les autres sont très en retard, j'ai le temps de tailler le bout de gras avant de m'éclipser quelques heures plus tard car on m'attend au bord du Léman... et s'ils n'avaient pas été en retard, j'aurais pu faire tout ça tranquillement sans donner l'impression de partir comme un voleur. Je n'ai pas vu une amie commune alors que j'étais sûre qu'elle serait là (son nom était sur la liste), je lui écris la semaine suivante car nous sommes invités à un anniversaire (c'est pour cela que c'est une amie commune) et je n'ai aucune idée pour le cadeau. Je lui demande s'il y a un cadeau commun, elle me répond qu'hélas non (et aussi qu'elle était malade samedi c'est pour cela que je ne l'ai pas vue) mais elle a une idée qui ferait plaisir "même si c'est un peu cher". Je prends l'idée, ce sera un souci de réglé, je sors tôt du boulot, entre à 18h25 dans le magasin qui ferme à 18h30 (hop Suisse....) et prends le dernier exemplaire restant, yes une bonne chose de faite!
Cela bosse pas mal autour de moi à cause du budget et de la présentation de ce dernier aux patrons de New York. Je suis en dehors du processus (outre une petite aide ponctuelle) et cela ne me déplait pas. Roberto annule sa participation car sa femme pourrait accoucher plus tôt que prévu. Le reste de l'équipe se débrouille sans lui. L'étage fait un peu moins "morne plaine" pendant dix jours. Un soir, en rentrant chez moi, je trouve la douloureuse de mon ophtalmo, ouch deux cents francs quand même et une lettre des autorités fiscales cantonales "Merde, qu'est ce que j'ai fait encore" qui me disent qu'à compter du mois prochain, je ne suis plus assujetti à l'impôt à la source, merci de prévenir mon employeur. Oh non, c'était tellement bien... J'en parle aux ressources humaines et il paraît que cela se fait au bout d'un certain temps si je réside en Suisse (pas si je suis frontalier). Comme par hasard un mois après avoir, de moi même, payé mon reliquat de trois mille francs. Ca vaut le coup d'être honnête, pff, il va falloir que je me fasse mensualiser tiens.. ou tout payer d'un coup. Du coup, il va encore moins falloir que je me plante (ou que je repousse la date) pour ma déclaration. Pas avec ça que je m'attaquerai de sitôt aux pseudoframes pour ce site alors...
Commentaire(s):
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