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Les cogitations de Cegosum

Vendredi 19 janvier 2007

Fêtes franciliennes


Dernière semaine de travail de l'année placée sous le signe… des repas. Ca commence par le président de LOJTZone qui nous invite au restaurant, pas vraiment pour les fêtes de fin d'année mais pour fêter les cent soixante ans de la boîte (ce qui pour une boîte, américaine de surcroît, n'est pas négligeable, il faut bien le reconnaître). Ca se passe dans un restaurant près d'un parc (j'y étais déjà allé mais il faisait bien plus chaud et j'étais encore simple visiteur dans cette ville), les places ont été attribuées d'office, ce qui permet de mélanger un peu les gens. On doit être une soixantaine et je ne connais pas encore tout le monde. Après le repas, comme il est vendredi et qu'il fait beau, je rentre au bureau avec deux collègues françaises (je crois).
Quelques jours plus tard, c'est notre secrétaire de département qui nous invite pour fêter son départ. Elle part pendant six mois en Amérique du Sud (oui je l'avais déjà écrit). Sa remplaçante est déjà là : grande et fine Portugaise métisse, elle fait bien moins décontractée que la précédente (mais c'est sa première semaine, je conçois tout à fait qu'elle n'est pas encore à l'aise). Je vais la regretter notre assistante, son accent trèèènant, son côté pas prise de tête. Et quelque part, ça me rassure un peu de voir que LOJT l'avait embauchée "malgré" ses piercings (super discrets, mais tout de même). LOJT est des fois un peu trop traditionnaliste. Pas ici, tant mieux. On parie qu'elle revient??
Dernier repas, c'est Vojta qui nous invite pour une surprise un midi. Je suis un peu circonspect, je me demande si je vais avoir un plat tchèque un peu étrange (encore que j'ai goûté le gâteau au pavot que fait sa femme, un peu bourratif mais pas mauvais). Non, en fait il voulait juste nous offrir à chacun une bouteille de champagne (français, pas tchèque) pour nous remercier pour tout le travail fait cette année. Il y a aussi joint une carte de vœux, celle pour moi parle de ma personnalité et de mon humour (sic). Puis on mange ensemble.

Je devais rentrer chez mes parents le jeudi après la "débauche" (grr guillemets) mais la veille, Roberto me demande quand je reviens. "Le 2 janvier". "Pourquoi si tôt?? Tu sais si y a pas besoin que tu sois là, c'est pas forcément la peine". Comme je suis invité en région parisienne le week-end suivant, je me dis que je préférerais grandement rester tout ce temps sur place plutôt que de me taper l'aller retour avec un laps de temps très court entre les deux. Roberto est d'accord pour une semaine de congés en plus, j'ai un peu de jours que j'ai pu transférer depuis mon précédent job, alors allons y. Je passe une dernière journée assez folle, j'en profite pour définir mes objectifs professionnels de l'année 2006 (hum..). Petit moment de culpabilité suite à ces longues vacances, je me dis que je vais me connecter de temps en temps pour voir quels mails arrivent. Sauf que j'ai bien eu la notice pour me connecter à distance mais je n'ai pas l'accès (l'informatique est vraiment pas terrible, ici..), ça m'énerve. Tant pis!
Le lendemain matin, je pars tôt et je fais la route sans pause (pas bien) pour arriver vers quatorze heures chez mes parents. Mon père est là, ma mère travaille (et revient en disant "plus que vingt-et-une semaines avant la retraite", ça doit faire quatre ans qu'elle coche les jours). Je mange un morceau puis vais dormir, résistant à mon père qui tient absolument à me montrer son nouvel ordinateur "juste cinq minutes". A mon réveil, je n'y coupe pas. "Cego, l'ordinateur, c'est pour plus tard quand on aura vendu la maison, je te le laisse à disposition tant que tu es là". Joli portable grand format (pas fait pour tenir dans un petit sac). Mon père me bluffe, il a monté un réseau wifi dans la maison et effectivement je peux aller sur internet depuis ma chambre. Le temps qu'il me montre bien (et qu'on cherche les bons programmes pour lire un DVD), ça nous prend bien une demi-heure, je le savais.
J'ai une livraison de chocolat à faire et j'y vais un peu en traînant les pieds. C'est la mère d'Henri (une voisine) qui a demandé si je pouvais amener du chocolat, j'ai dit que j'ai bien une adresse, le chocolat est bon mais pas forcément bon marché (euphémisme). "Elle se fout du prix" m'avait dit ma mère. J'y vais à reculons car cela fait longtemps que je ne l'ai pas vue et je sens qu'elle va me poser plein de questions et j'ai pas vraiment le courage. En même temps, le comité est restreint (il n'y a pas enfants ni petits enfants) et puis, ça sert à rien de repousser, ça se passera bien à un moment. Je passe une petite heure chez elle (enfin chez eux mais son taciturne de mari bricole dans le garage), je la mets au courant de ce qui s'est passé dans ma vie depuis que je ne l'ai pas vue (plus de un an pour sur) et c'est moins pénible que ce que j'imaginais. "Tu sais, ils vieillissent quand même", me confient mes parents quand je reviens.

Noël chez mes parents, c'est la dernière fois. Le vingt-quatre au soir, nous sommes en petit comité (avec nos cousins charentais ma frangine ainsi que ma tante), le lendemain je vais avec ma tante chercher Greg et Sandra à la gare RER. Greg est de retour des Etats-Unis pour un peu plus longtemps que prévu, il a un souci de visa (au bout de cinq ans sur place..), il vient de déménager de New York en Georgie. Sandra, elle, a fini ses études en urbanisme et cherche un boulot, elle espère pouvoir continuer ce qu'elle avait commencé cet été au Maroc, mais apparemment, c'est pas la joie la recherche de travail. Nous sommes une douzaine autour de la table pour l'apéritif, moment où nous ouvrons nos cadeaux. J'ai reçu pas mal d'éléments de cuisine (j'ai pu voir ce qu'il me manquait lors d'une récente visite), même si cela fait "dangereusement gay" comme me l'a dit Théo (merci pour l'éclat de rire). Le repas dure vraiment longtemps, c'est marrant je n'ai pas l'habitude que ça se passe comme ça, à la maison et plus je n'ai pas vu le temps passer. On fait une pause avant le dessert pour voir un cadeau que mon père a fait à moi, mes cousins et ma sœur : il a exhumé des vieux films en super huit, a trouvé un site qui met le tout sur DVD et a offert un DVD à chacun. Les films montrent Noël de l'année de ma naissance à mes dix ans (environ) avec tout le cérémonial de la décoration du sapin puis les cadeaux puis, si la réception avait lieu chez mes parents, le repas du vingt-cinq en famille. Dix années qui tiennent en une heure, dix années où je suis la star puisque je suis le seul jeune à être tout le temps devant la caméra. "Ohhh Cego, t'es super mignon!!" "J'étais pas mignon j'étais jeune" (merci Philippe). Toute la famille rassemblée pour voir cette heure où mes parents sont plus jeunes et plus minces et où j'ai dix mois. On rigole (même ceux qui n'étaient pas nés ou n'étaient pas encore des pièces rapportées) en voyant de vieux trucs complètement passés de mode ou bien ceux qui sont encore là (les chaises de bureau par exemple), les vêtements, les coiffures, l'arrivée de la petite sœur, la compétition pour mettre LA boule translucide en premier, les noix que j'avais peintes en décoration, l'arrivée du cousin, martyrisé par ma sœur, le déménagement dans cette maison, les trois ans où je porte des lunettes à gros verres vite remplacées (sauf le matin du vingt-cinq) par des lentilles, les copains qui aident à monter le sapin (Henri) et enfin vers la fin l'arrivée de la cousine. Le dernier Noël, elle a deux ans, moi presque onze et je me souviens que je prenais super soin d'elle. Je lui dis "tu dois pas te souvenir, on avait inventé ce rituel, toi et moi" "ah bon, c'était ça alors??". Forcément, c'est beaucoup plus frais dans ma mémoire. C'était l'année où on l'avait un peu gardée car sa mère était à l'hôpital pour une grossesse extra utérine (ce que j'ai su bien plus tard… marrant comme je n'avais pas posé de questions à l'époque, ni ma sœur d'ailleurs, sur la venue de Sandra). Je dois être le plus proche de la télé et c'est pas si mal car j'ai du mal à retenir mon émotion (et mes larmes) devant ces fragments mal conservés de nos passés et du temps qui passe. En plus, comme on me voit tout le temps, je me sens bien plus exposé que les autres... Certaines scènes montrent mes oncles et tantes, mes (arrière) grands parents et y a un truc qui me marque. Le père de ma mère était une personne sportive, cultivée, passionnante, charmante (un peu trop d'ailleurs paraît-il) et à l'image, muet, il fait banal voire idiot du village. Je me demande si je ne l'ai pas surestimé ou si c'est juste l'effet de l'écran, cela va tellement à l'encontre de ce qui se dit et de ce dont je me souviens. A l'inverse, le père de mon père qui était une personne pas causante du tout est plutôt fringant avec ses belles moustaches et ses costumes impeccables. Bizarre de revoir tout ça. En tout cas, touché, Papa, c'est une super idée et un super cadeau.

Le soir, je partage ma chambre avec mon cousin (comme dans le temps). Le lendemain, ma tante et ses trois enfants nous font un grand sketch dramaqueenesque pour ranger leur voiture et partir dans les temps. Ca crie, ça s'énerve, bref tout ce qui les résume… même si j'ai trouvé que Sandra est plus sereine (ou moins mordante). Je pars moi aussi chez Thierry et Isabelle. J'arrive, vais dans la cuisine dire "bonjour" aux gamines qui mangent. Une, je la reconnais, c'est l'aînée, mais l'autre, si c'est la cadette, elle a beaucoup changé en six mois! En fait non c'est une copine de l'aînée (ouf). On rattrape un peu le temps perdu tous les trois, on papote beaucoup. Le soir, je reste dormir car je vais voir des amis à eux le lendemain. Ces amis m'avaient écrit lors d'un mail commun avec un "si tu repasses, ça nous ferait plaisir de te revoir", j'avais répondu que je serai chez Thierry donc il ne tient qu'à eux de venir aussi. Sauf qu'avec deux enfants dont un nouveau né, ils sont peu mobiles. Alors pour éviter de retourner chez mes parents pour le lendemain aller chez ces amis qui habitent à deux kilomètres je me suis fait inviter à rester dormir chez Thierry et Isabelle.
Le lendemain matin, je me dis que y en a quand même un qui abuse à faire autant chauffer son moteur avant de partir. Au bout de vingt minutes, je commence à penser que cela doit être autre chose. En effet, il y a des travaux en face, c'était une pelleteuse qui m'a réveillée. Le reste de la maisonnée s'éveille aussi. "Tu devrais venir plus souvent, elles dorment bien!" "La petite voulait aller dans le salon je lui ai dit que tu y dormais, elle a fait demi tour!!!". Petit déjeuner, les gamines sont ravies d'avoir le canapé en format lit, pour regarder la télé c'est bien plus confortable. Je pars en fin de matinée pour aller chez les amis en question. Sans leur mail, mes jours de vacances et la proximité, je n'y serais sans doute pas allé, c'est sûr. Je mange avec eux puis papote. Leurs enfants sont gentils et souriants.
Je pars vers quatre heures car ils reçoivent et moi j'ai un peu de temps à tuer. Oui car le soir, j'ai un pot avec d'autres amis qui, par hasard, vivent aussi dans le même coin. Je vais faire quelques courses puis pour la dernière heure trouve un cybercafé/pressing (pour faire plus original, tu….repasseras Toikimeli). Quand vient l'heure, je vais chez ces amis où me rejoignent Binôme et…. Trinôme que je n'avais pas vu depuis fort longtemps, il est parti pour une année scolaire au Québec. "Du coup, toi aussi tu fais une sorte de marathon de tes connaissances et tout le monde te pose les mêmes questions sur "Comment ça va?" "Tu fais quoi?" "Et les gens sont comment??"". Repas sur le pouce à base de croque-monsieur et discussions ludiques. Dire que les trois affreux (comme on nous a appelés) sont réunis... Nous repartons le soir, Binôme ramène Trinôme. Ce dernier, au moment de me dire "au revoir" me prend dans ses bras "Ohhh Cego!", Binôme est sarcastique "Pas la peine de vous faire des adieux, on se voit chez moi après-demain". Ouais peut-être en attendant, ça fait plaisir. Vivement juillet qu'il revienne! Je retourne chez mes parents.

Le lendemain, c'est jour de courses et je me propose de les aider. C'est vrai, j'ai un peu l'impression d'être à l'hôtel, autant participer un peu à la vie de la maison et aux taches ménagères. Je fais équipe avec mon père tout d'abord pour acheter un chargeur de batterie (celui que j'utilise pour les piles de mon appareil photo a rendu l'âme), des lampes pour ma voiture (un feu de croisement en panne) puis pour des produits plus courants. "Attends, mais c'est idiot que je t'accompagne dans les rayons, on divise la liste en deux et on se trouve un point de rendez-vous, ça ira plus vite". "Cego, tu connais pas ta mère ou quoi?? On n'a pas le droit à l'erreur dans les courses, alors on reste ensemble". Bonne pioche, j'ai assuré sur le PQ mais me serais vautré sur les petits pois, attirés par une tête de gondole (le piège de débutant). "Tu sais quoi? Y a deux semaines plus tôt, j'avais acheté [un produit super banal], ça faisait dix ans que j'en n'avais pas acheté, je m'approvisionnais au magasin d'entreprise de LOJT. Mais en Suisse, il n'y en a plus et mes stocks personnels sont finis, ça m'a fait bizarre, tu sais." Retour à la maison, j'ouvre des huîtres pour le déjeûner. C'est une vieille histoire en fait : mon père (et son père et son cousin) ouvrent très bien et très rapidement les huîtres donc c'est souvent eux qui le font quand il faut en ouvrir beaucoup. Du coup, je sais théoriquement les ouvrir mais je n'ai jamais trop pu pratiquer car "laisse nous faire, ça ira plus vite", on connait la chanson. Lassé de mon père qui me chambrait à ce sujet, j'ai dit que les deux douzaines de ce midi c'était pour moi. Ca l'a surpris et je l'ai fait, un peu comme j'ai pu et pas bien vite, je le reconnais.
Le soir, j'ai un concert sur Paris alors qu'il gèle et que, depuis la grande banlieue je n'ai pas trop envie de sortir. Ma frangine m'a lâché en plus, elle trouve que c'est pas sérieux pour elle d'aller à ce concert, au vu de son programme. Je suis tout à fait d'accord mais elle aurait pu s'en rendre compte avant. "Oui mais j'avais envie d'y aller" "Avoir l'envie" et "pouvoir le faire" ("savoir" en Belgique je suppose), c'est pas pareil. Je me bouge enfin. J'ai une lettre à poster et par miracle, c'est pour une personne qui habite à côté de la salle de concert. Sauf qu'il y a un digicode, que je n'ai pas son numéro de téléphone et que son mec ne répond pas quand je l'appelle. Tant pis, je mets la lettre dans une boîte aux lettres de la poste deux cents mètres plus loin (c'est con quand même). J'ai poireauté dans le froid trosi bons quarts d'heure (ils pourraient être à l'heure quand même) puis ne me suis pas éternisé pour choper mon RER. Rentré avec une copine, nouvelle parisienne, un peu plus jeune que moi, qui vient de quitter le sud (Nîmes)… parce qu'elle voulait changer si j'ai bien suivi. Elle me dit que le sud (dont son père est originaire), elle a pas trouvé ça super chaleureux.

Le lendemain; je vais chez Binôme pour faire un peu de bricolage. Ca nous prend trois bonnes heures et je dois dire que c'est plutôt lui qui travaille. Je lui confie une tablette de chocolat et pars en fin d'après-midi, avant l'arrivée de Trinôme (comme quoi…). A la maison, il y a les parents du copain de ma sœur qui sont là. Mon père, facétieux, les appelle "beau papa" et "belle maman". Ils retrouvent là leur fils et ma sœur et partent au ski tous ensemble pour une semaine (pas loin de chez moi, mais je serai sur Paris). Ils sont rââââvis de me voir, ils ont beaucoup entendu parler de moi. La réciproque est vraie et je vois en quoi Belle maman peut être charmante et en même temps super pénible à tout régenter, tout vouloir savoir, d'après ce que raconte ma frangine. Ils partent tôt le lendemain alors que je montre le bricolage que j'ai fait à mon père. Il est prêt à m'aider à faire un truc en plus à condition que je commence le tri dans ma chambre (ce que j'avais commencé à faire). L'ultimatum se rapproche "Cego, on va vendre la maison alors ce que tu veux, tu le remportes, sinon on le jette", je sens que je vais faire des retours (en voiture) chez mes parents lors de ce premier semestre… Je détaillerais mes trouvailles dans une prochaine entrée. Je me rends chez la mercière pour acheter des oeillets, puis les faire poser (je n'ai pas la bonne pince), j'explique que "c'est pour du théâtre", c'est plus simple... J'ai aussi changé le phare de ma voiture (faut des menues menottes…) aidé par mon père et le grand frère d'Henri.

Le trente-et-un, je passe en vitesse par LOJH1, puis pars le soir vers chez Etienne, comme il y a trois ans. Nous passons le réveillon en petit comité (neuf, dix). C'est très copieux (et j'arrête pas de bouffer en ce moment, ça va pas.. l'œil acéré et impitoyable de Théo remarquera cela quelques jours plus tard) : escargots en entrée, je ne pensais pas aimer trop ça (surtout le mélange beurre et ail) et en fait, j'en mange plutôt avec plaisir. Porc aux pruneaux en plat principal, je laisse le fruit sur le côté, moi et le sucré salé, ça n'a pas changé… Vers une heure du matin, je m'ennuie un peu et j'envisage de partir me coucher mais finalement, ça se réveille un peu et on joue jusqu'à un peu plus tard dans la nuit. Le lendemain, un autre jeu (un des potes d'Etienne est un grand fanatique), en allemand, mais plutôt équilibré et simple (et pas trop long). Puis, il est temps de rentrer chez mes parents.
Les jours suivants, je ferais du rangement, de la cuisine et arriverais en retard à un apéro à cause du RER. Comme promis à mon service informatique, je passe chez LOJTFrane pour remettre un ordinateur d'une personne ayant comme moi rejoint la Suisse (passer par la poste, ça coûte cher à la douane, il paraît donc vu que je suis dans le coin). Je vais voir Don Diego, un informaticien plutôt genre brun beau gosse (et au nom espagnol) toujours habillé en noir d'où ce pseudo : "T'as été sage cette année?? Voilà ton cadeau" lui dis je en donnant le portable. "Merci. Et les accessoires?? L'alimentation, le lecteur de CD externe??" "Eh j'en sais rien moi, on m'a filé que ça, don't shoot the messenger". J'aurais voulu avoir un peu plus de temps pour me connecter et vérifier mes mails mais j'ai passé un peu trop de temps dans la boutique de mon copain opticien qui m'a donné du produit à lentilles ("vraiment je te file rien?? Parce que contre du chocolat et quelques produits de ma boîte, ça vaut pas, tu sais??" "T'inquiète, je viens de faire l'inventaire" Ca sert les copains!!) et on m'attend à midi. J'ai juste le temps de faire une bise à Touraya, en pleine clôture comptable de toute façon.
J'ai passé deux nuits ou presque dans des grottes de région parisienne. La première, je jouais un artiste peintre à succès (alors que deux jours avant, je virais mes dessins et peintures de collégiens sans états d'âme, qualité déplorable, c'en est risible) et pourtant j'étais pas Isaac Mendez! Le lendemain, j'ai un coup de fil de Fred sur mon portable. Je n'ai vraiment pas le temps de passer le voir (et soyons honnêtes, je n'ai pas pris le temps de le faire avant, en plus cela doit faire six mois que je ne l'ai pas contacté) aussi je mens en disant que je suis chez mes parents, alors que je suis à dix kilomètres de chez lui. On parle un peu, il me dit que ça va bien pour lui, qu'il a acheté une maison avec sa copine, ça se fera en avril et qu'ils vont avoir une fille en mai. Eh ben.... Déjà que ça me paraissait pas gagné d'avance qu'ils se remettent ensemble (même si au début de leur histoire, il y a moi, involontairement certes) alors de là à les savoir parents, ça me souffle. Je les félicite puis racroche. Je prévois de revenir les voir bientôt sur Paris, il est grand temps quand même. Puis je retourne dans les grottes avec mon kilo de kotléti. Forcément, il y a du retard (mais là quand même beaucoup..), on en mange un peu entre nous "en screud" comme dit Binôme. J'ai bien fait d'y goûter car ensuite je ne les reverrais plus. Enfin ça me fait toujours plaisir que les gens aiment bien, mais ça m'étonne toujours. Je rentre dans mon lit sur le coup de sept heures. Le "lendemain", je charge la voiture et reprends la route pour la Suisse avec plein de boîtes d'archives.. et aussi quelques bouteilles (et pas mal de fatigue). Comme je savais que, pour mon déménagement, l'alcool (hors vin) était fortement taxé, je passe par la douane non autoroutière. En plus je n'ai pas ma vignette 2007 (dans mon ignorance, je croyais qu'il fallait l'avoir dès le premier janvier, je n'imaginais pas qu'il y aurait une période de tolérance) autant éviter les autoroutes helvètes. Vingt et une heures un dimanche soir, personne, ça tombe bien. Je m'arrête pour acheter la vignette et remonte chez moi en laissant la voiture bien pleine.

Collec de cartes de voeux

 

Commentaire(s) :
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Jeanne Cherhal


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