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Les cogitations de Cegosum

Jeudi 14 juin 2007

Last days in Sydney


Pour information, ici une carte de l'Australie (ma géographie était très approximative à ce sujet avant de partir) et des données sur la monnaie : un euro vaut 1.5 dollar australien (en gros à parité avec le franc suisse)

Arrivée à Sydney depuis Darwin par le vol de nuit, on a tous très peu dormi. La journée commence sur une vive argumentation sur le moyen de transport pour rejoindre l'hôtel. Amandine est pro taxi car c'est moins cher (à trois) et plus rapide, moi je suis pour le métro car vu le trajet fait la fois précédente c'est moins cher et c'est plus sûr (trafic à 7h30 vers le centre ville un jour de semaine?). Amandine fait remarquer qu'on a de gros bagages, que son mari n'a plus de dos et qu'il ne veut/peut/doit pas les porter. Je l'assure qu'on trouvera des ascenseurs, elle se range à mon avis, de mauvaise grâce (mais moi-même sans trop de sommeil je suis assez irascible). Bonne pioche, il y a des ascenseurs, mauvaise pioche, l'aéroport a une tarification spéciale donc cela coûte bien plus cher que lors de l'aller (alors qu'on était une station plus loin). Nous sortons à Sydney centre, en trouvant encore un ascenseur (je le savais!!) et nous sommes à deux cents mètres de notre hôtel. C'est marrant mais le métro de Sydney est caché! Il y a très peu de signes dans la rue pour indiquer une entrée de station, ou sinon ces signes sont vraiment petits par rapport aux autres et du coup, il faut vraiment chercher pour en trouver. Rien à voir avec Paris, Londres ou New York en somme.
Un peu avant huit heures, on arrive à notre hôtel à Sydney. Nos chambres ne sont pas prêtes, on laisse juste nos bagages à la réception. On fait une pause dans un food court, un concept que je ne connaissais pas (je sais, Toikimeli, je ne sors peut-être pas assez) : plein de magasins de bouffe dans un même endroit et au milieu (ou à côté) des tables qui n'appartiennent à personne. Donc on peut panacher suivant les échoppes ou sinon on peut manger japonais alors qu'un copain mange italien et être à la même table, puisque les tables n'appartiennent pas au bistro le plus proche. Simple (je me demande pourquoi "on" n'y avait pas pensé avant) et pratique. Je note encore un Amandin-isme, anecdotique mais marquant. On choisit d'opter pour un petit déjeuner oeuf et bacon, mais Rodrigue serait très tenté aussi par des fruits (Rodrigue est fan de sucré) et propose d'aller chercher une salade qu'il amènera pendant qu'on commande. Remarque sèche d'Amandine "Ah non, tu en prendras, après". J'écarquille un peu les yeux et dis (alors que cela ne me regarde pas, je sais) sur un ton que je veux neutre "Mais enfin, il est grand, il fait ce qu'il veut, non?", Rodrigue n'étant pas réputé pour jeter ce qu'il commande. Amandine fait alors volte face et dit à Rodrigue d'aller chercher ce qu'il veut puis comme il ne bouge pas immédiatement, elle lui dit "J'y vais, je te prends quoi comme fruits?". J'ai l'impression qu'elle "surcompense" des fois, passant d'un extrême ("niet") à l'autre ("je te fais le boulot"). Pas du tout mon mode de fonctionnement je dois l'avouer.
Je leur dis "Dans les trucs insolites qu'on a fait dans notre vie, on pourra écrire "caresser un koala" ou "rouler à gauche" par exemple" (je ne savais pas encore qu'on pourrait ajouter "recevoir un PV pour excès de vitesse depuis les antipodes...."). "Ah ouais c'est marrant, Cego, ça! T'as pas un blog où tu pourrais mettre ce genre de trucs?" (sic).

Il pleut à Sydney donc pour la balade, bof, on va espérer qu'il fera meilleur demain. On décide d'aller voir l'aquarium (avec Nemo, si, si). On y reste une bonne heure (et je dois bien dire que le magasin de ventes de souvenirs au milieu du "musée", ça m'a fait bizarre. A la sortie oui, mais au milieu). Comme la météo est encore mitigée, on décide (enfin surtout Amandine) de faire du shopping et on va faire un tour du côté de Paddy's market. Grand marché couvert chinois, rien de bien intéressant à mon avis. On va dans le centre commercial au-dessus et c'est quand même mieux (cela fait moins "typique", certes). Amandine a plein de courses à faire pour sa famille et notamment son frère à Dubaï. Etant limité en bagages, j'avais prévu que je ne ramènerai rien mais je jette un oeil et je trouve des trucs bien et pas trop encombrants. Des opales notamment. Amandine et moi nous aidons mutuellement pour choisir des pierres (et des montures) adaptées. Bien plus tard, après un déjeuner dans un autre food court, nous rentrons à l'hôtel et je décide de faire une sieste parce que sinon je ne vais pas tenir toute la journée. Au réveil, Rodrigue et moi rejoignons comme convenu Amandine devant l'Imax de Darling Harbour où on va voir Spiderman 3 (non ce n'est pas un film local). L'Imax est le plus grand du monde et je sais pas si c'est lié mais j'ai été perdu lors des scènes d'action, ça va trop vite j'ai rien eu le temps de voir. A part ça, j'ai beaucoup aimé et je me suis dit que mon niveau d'anglais n'est pas si mauvais que cela (et que le son des films dans l'avion est pourri). On finit au resto à proximité du cinéma où mes acolytes me demandent malicieusement "Alors comme ça, tu joues dans Spiderman?", soulignant que, à part la couleur des yeux, je ressemble à Tobey Maguire. Amandine m'avait chuchoté ça à l'oreille pendant la séance. Ca doit être la coupe de cheveux... et la carrure. Après le repas je vais avec Amandine au cybercafé à Chinatown.

Deux crocos

Le lendemain, il fait beau alors, après un tour au même food court, on va se promener à Bondi beach. Plage à quelques kilomètres du centre de Sydney, paradis des m'as-tu-vu et des surfeurs qui se la pètent, a priori pas du tout mon style. Mais ce n'est pas trop le cas un matin d'automne. Vingt degrés dans l'air, idem dans l'eau, peu de monde sur la plage, waouh, c'est encore magique, je profite de l'endroit et prends des tas de photos (les autres ont laissé leur appareil). On marche le long de la plage vers Bronte Beach, coupe par un vieux cimetière marin puis revient dans le centre de Sydney. Amandine et Rodrigue ont leur avion bientôt et donc on repasse par l'hôtel. Ils vont à l'aéroport et moi vers les locaux de LOJTAustralie. "Tu mets un costume, Cego??" "Non mais ça va pas?? Je suis en vacances et c'est juste un petit "coucou". Je me rase c'est déjà bien". Six jours sans me raser (depuis le mariage en fait), cela fait bien longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Les poils sont passés de "piquants" à "tous doux" c'est une sensation rare.
Je passe donc dans les locaux de LOJTAustralie voir les deux trois personnes que je connais. Mon contact (que j'avais prévenu) n'est pas là, une autre personne m'invite à entrer. Je suis un peu gêné aux entournures car ils travaillent tous (pour "notre" président d'ailleurs) et j'ai l'impression que je les dérange. Mon contact arrive et s'excuse de n'avoir pu être là, je lui dis qu'il n'y a aucun souci (faut pas pousser quand même). Ils me posent des questions sur mon séjour, je fais un bref résumé puis leur demande comment ils font pour gérer un territoire aussi grand (et vide). Ils me disent que je dois demander à mon chef de venir passer six mois ici, ce serait bien. Je dis que je serai carrément partant (même si c'est en open space..) et qu'on ne sait jamais. En tout, j'y reste une petite heure et pars en leur laissant du chocolat suisse que j'avais en rab (et que j'allais pas ramener non plus). C'est marrant si j'étais allé dans un autre pays plus proche, je ne serai pas allé visiter la filiale mais là c'est un peu différent, c'est si loin que faire un crochet de deux cents mètres et une heure ce n'est pas grand chose et puis j'en avais parlé à deux personnes venant de là bas un ou deux mois auparavant. Une idée derrière la tête? Un peu aussi, oui.
Je pars vers Hyde Park, passe devant l'ancien hôpital (du temps des bagnards) et la cathédrale St Mary (si y a des amateurs, y a les JMJ 2008 dans un an, enfin je dis ça...), petit tour au cyber pour réserver mon vol puis je reviens à l'hôtel dans la soirée.

Abe, c'est pour toi, ça!! Vers Bondi beach

La vie de Bohème? L'ancien hôpital

Comme à Londres, depuis les JO de 2000
St Mary's

Dernier jour en Australie, il fait beau!! Je passe vers the Rocks puis emprunte l'immense Harbour bridge (même taille que le Brooklyn bridge à vue de nez) où je photographie à loisir la baie de Sydney . J'hésite à traverser dans l'autre sens mais opte pour la solution "ferry" pour rejoindre Darling Harbour (et oui la baie de Sydney c'est toujours superbe... et même les poubelles ont la forme de l'opéra). Je fais une pause au musée maritime de la ville (en gros tout ce qui flotte et qui a touché l'Australie depuis l'arrivée des Aborigènes), puis mange dans un restaurant indien chic avant de revenir vers Chinese Garden puis vers mon hôtel pour récupérer mes bagages et prendre le métro vers l'aéroport car c'est déjà le milieu de l'après-midi. Petite peur car je dois changer de métro alors que cela n'était pas indiqué sur le plan. Une passagère me fait remarquer un truc génial dans les sièges du métro. En un geste (s'il n'y a personne dessus), on peut changer l'orientation des sièges pour que ce soit dans le sens (ou dans le sens contraire) de la marche. On peut ainsi faire des rangées individuelles ou du "face à face". C'est fort, je suis bluffé...

Sur le pont Sur le pont

Sur le ferry Darling harbour

A l'aéroport, il y a déjà pas mal de monde, je fais la queue en me disant que réserver sur le net, cela ne sert vraiment à rien. J'ai le temps de repenser au voyage : gros coup de coeur pour Sydney, c'est sûr. Melbourne m'a un peu déçu. La great ocean road est jolie, tout comme Adelaide. Darwin et Kakadu c'est dépaysant mais assez monotone, je ne serai pas aussi enthousiaste que Fred et Zoé (qui y sont restés une semaine). Je ramène un teint hâlé, huit cents photos et donc plein de souvenirs en ligne sur disque dur, dans la tête et dans le coeur. Les Australiens sont plutôt ouverts et sympathiques. Plein d'un humour assez décalé (britannique?), le mélange est assez savoureux je dois reconnaître. Le mariage? Plutôt petit (soixante personnes) et assez peu prenant (c'est un point positif), il faut bien le dire, j'ai eu le temps de voir un peu les mariés avant. J'ai été content d'accompagner Amandine et Rodrigue. Sans eux, ça aurait été beaucoup plus terne, c'est sûr. Je n'avais pas de crainte particulière sur notre cohabitation (moins qu'eux en tout cas on dirait). Tout n'a pas été parfait mais je supporte leur manie (le café, la télé) et ils supportent les miennes. Je sais encore plus qu'avant, il y a des sujets que je ne dois pas aborder avec eux, au mieux on s'accorde à dire qu'on n'est pas d'accord et on en reste là. Sinon chacun a fait au mieux pour que ça se passe bien. J'imagine qu'avec leur fille, cela aurait été très différent. Rodrigue a le chic pour dire "Ils sont cools les gens ici", d'un air un peu surpris voire jaloux. Comme lui fait remarquer sa femme, on ne croise dans la rue que les gens qui ne sont pas dans les bureaux, de là à déduire que tous les gens sont bronzés, en tongs et flânent, il y a un pas. Et puis je lui dis que c'est peut-être lui qui a une vie trop stressée, mais bon puisque c'est ce qu'il désire (pour l'instant?)... Amandine est un peu jalouse que je connaisse le Rodrigue d'avant elle, et elle agrémente souvent mes remarques par "Pourquoi tu m'avais pas dit ça??", sachant que c'est souvent sur des points très mineurs (le fait qu'il faisait de la boxe par exemple) que j'évoque (parfois sans le savoir, parfois, en le sachant, et c'est pas forcément glorieux de ma part) et que je ne pense pas que ce soit une volonté de Rodrigue de lui cacher cela, juste que cela ne lui vient pas à l'esprit. Ce qui ne doit pas être divulgué, je n'en parle pas. Enfin, j'imagine qu'Amandine aussi a des zones d'ombres pour son mari...
A ce moment là, je combats ma myopie et tente de voir s'il n'y a pas une file juste pour les personnes qui ont réservé sur le net. Bingo, j'y vais ce sera plus court. Enfin un peu plus court car les deux personnes devant moi mettent pas mal de temps à finir. J'observe à côté une jeune fille en pleurs, valise ouverte. Etrange. Un peu plus tard, c'est mon tour, je dis au guichetier "To Paris" en mettant mon bagage (dix-huit kilos, yesss) sur le tapis. Il s'interrompt pour donner un sac à la jeune fille et me dit en aparté "Elle va aussi à Paris mais elle a trop de bagages". Je dis qu'avec dix-huit kilos sur vingt, je ne vais pas pouvoir l'aider... mais en fait il me dit que j'ai droit à vingt-huit kilos (vingt c'est pour le vol France-Suisse), du coup je parle à la jeune fille (en français) et lui demande si elle veut mes dix kilos de rab. Elle est super ravie, ravale ses larmes en me disant "oh merci, vous me sauvez" et accepte. Le guichetier voit cela et insiste lourdement pour dire que si je prends ses bagages c'est sous MA responsabilité et que je suis conscient de ça et que c'est MOI qui le veux, pas lui qui m'a forcé de le faire. Il me fait douter ce con. Je suis tiraillé entre "ben je peux bien l'aider, c'est normal, faut pas être parano" et "en même temps, c'est comme ça que des pigeons (comme moi?) se font avoir" (ce qui ne veut pas dire que tous les gens qui aident se font avoir mais que tous ceux qui se font avoir ont choisi d'aider à un moment, nuance). Naïvement et d'un air pseudo décontracté, je lui demande "mais je vais pas avoir de souci en arrivant, hein?", elle propose d'ouvrir son sac, j'accepte mais juste pour dire que je l'ai fait car il va de soi que j'ai juste regardé la partie supérieure, si vraiment autre chose était caché, je ne l'aurais pas vu (et puis je ne suis pas douanier après tout). Faut dire elle avait plus de quarante kilos (arrivée quatre mois plus tôt comme jeune fille au pair, elle était déjà à la limite haute des bagages au départ. Je dis au guichetier que je choisis de l'aider, il acquiesce et commence à enregistrer. Puis il me dit qu'il a un souci temporaire avec la machine mais qu'il va régler cela (et que je peux partir). Je m'éloigne du comptoir et plus tard en parlant avec la jeune fille j'apprendrais qu'il n'a pas pu régler ça (car j'ai fait un pré-enregistrement sur internet et il y a marqué un bagage et le guichetier n'arrive pas à forcer le système, si j'ai bien suivi). Elle s'en est sortie grâce aux boutiques alentours qui lui ont fourni des sacs "duty free" à utiliser comme bagages à main, sous prétexte que "Y en a bien qui achètent des tas de choses, alors bon, pourquoi pas vous?" Sympa les Australiens quand même. J'ai un peu de temps à tuer avant l'embarquement, il me reste un peu de dollars australiens, aussi j'achète un livre en anglais et un T shirt car je me rends compte que je n'avais rien ramené pour moi.
Vol Sydney-Bangkok sans histoire, à Bangkok c'est le même cirque qu'à l'aller (le petit tour sur place d'une heure), ensuite Dubaï puis Paris avec vingt Indiens qui voyagent ensemble à mon niveau. J'ai Bollywood dans l'avion, la chance. Une fois en France, je mets une demi heure à quitter l'avion, autant à passer la douane (l'administration sarkozyste, sans aucun doute) et autant à récupérer mon bagage. Je dis "Au revoir" à la Française et arrive à avoir ma correspondance pour la Suisse sans trop de marge (dire que j'avais pensé à prendre le vol une heure avant, j'ai bien fait de m'abstenir). J'arrive chez moi et je calcule que cela fait trente heures que je suis parti de Sydney. Le décalage horaire? Aucun souci, ni à l'aller ni au retour. Passer 24 heures à manger, dormir et regarder des films c'est pas le plus fatigant en fait. Et ainsi se termine le voyage.

Classe la poubelle!!

Commentaire(s) :
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Et avec tout ça j'ai même pas entendu "Waltzing Mathilda"


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