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Les cogitations de Cegosum

Jeudi 7 juin 2007

His small thin Greek wedding


Pour information, ici une carte de l'Australie (ma géographie était très approximative à ce sujet avant de partir) et des données sur la monnaie : un euro vaut 1.5 dollar australien (en gros à parité avec le franc suisse)

Le planning nous semble serré, pourtant on n'a pas lambiné en route. Il faut laisser les bagages à l'hôtel, rendre la voiture avant 18h et retrouver Fabio qui nous attend pour un repas de prise de contact avec sa belle famille. "Faut que je fasse des courses avant" nous lâche Amandine qui veut être sur son trente et un (et n'a rien à se mettre, évidemment). J'annonce que j'y vais comme ça, je vais pas sortir tout le grand tralala juste pour un repas (deux jours avant le mariage). Par miracle, on trouve l'hôtel et une place pile devant. On s'installe en vitesse : c'est un appartement pour nous trois, grand et luxueux. Puis Amandine part faire des courses quand Rodrigue et moi retournons la voiture chez Hertz. Rodrigue ne sait pas lire une carte et j'ai un peu de mal à tout faire en même temps. Néanmoins, je me guide et arrive à bon port, sans avoir eu le temps de faire le plein (sens uniques, circulation.... pas la peine de tenter). L'entrée vers le parking est bloquée, Rodrigue entre dans l'agence avant l'heure fatidique pendant que j'attends en empiétant un peu sur la voie. "Il manquerait plus qu'on m'emboutisse à trois mètres du garage" me dis-je. Il n'en est rien, après dix minutes, une employée me dit d'avancer, elle se met au volant pour un contrôle rapide (et me dis que j'oublie mon sac à dos...). Je rejoins Rodrigue, on paye (sans supplément alors que le réservoir était aux deux tiers plein) et on repart à pied.
On appelle Fabio qui dit nous attendre à 18h30. C'est tôt... même si je l'avais envisagé. On se dit qu'en une heure Amandine a eu le temps de revenir à l'hôtel et de se doucher mais on la croise à cent mètres de l'hôtel. "Quoi??? 18h30 mais c'est beaucoup trop tôt, on ne mange pas à cette heure!!!". "Ben la preuve que si". Branle bas de combat pour eux dans l'hôtel, et on arrive au restaurant avec un petit quart de retard, c'est tout.
On y retrouve Fabio, ses parents, son ami londonien (déjà vu sur place lors d'un nouvel an), avec nous c'est tout pour la partie européenne. De "l'autre côté" Haydée, son père, un petit Grec bedonnant avec une face de koala et des yeux brillants, sa mère Hélène (signe de qualité, surtout pour une Grecque, non), dont Haydée est le le portrait craché (ce qui ne lui fait pas plaisir à entendre). Plus quelques uns de ses amis et frères. En tout, on est une douzaine. Personnellement, je trouve très étrange de mettre les Européens d'un côté, les Australiens de l'autre car du coup on se mélange peu et on apprend peu à se connaître, mais bon. On fait bien le tour de la table pour parler aux autres mais c'est plus fugace que si on était assis côte à côte. Haydée faisant le tour me dit qu'en temps que groom's man (pas le témoin mais pote du marié, quoi, une sorte de rang intermédiaire si tu veux, Toikimeli), à l'ouverture du bal, je danserai avec une de ses amies (ici présente et qui finit une thèse sur le féminisme dans le mariage). "I hope you have low expectation, I'm a terrible dancer", "I have VERY HIGH expectations" répond-elle, sur un ton faussement sérieux (enfin j'espère, je sais jamais..... sur quel pied danser avec elle). Les parents de Fabio sont un peu perdus, ils ne parlent quasiment pas anglais, ça n'aide pas, il faut dire. Pour l'instant, ils ont fait le voyage avec Fabio et son pote mais la semaine prochaine, ils seront tous seuls. On parle un peu de notre périple et de la conduite automobile locale. Beau Papa est au départ plutôt sympathique avec ses vannes sur les Français (ou sur les présidentielles) et sa culture Trivial Pursuit, on se chambre gentiment. Par contre, il devient plus lourd quand il insiste longuement sur la libre entreprise, que le salariat c'est de l'esclavagisme, que tous les quatre (Amandine, Rodrigue, Fabio et moi je crois), puisqu'on travaille dans la finance (euh non, pas tous en fait mais cela ne doît être qu'un détail), on devrait monter notre boîte (vu ce que je connais des autres, c'est hors de question..) tout en ponctuant ses phrases par ses succès commerciaux "look, I bought this building one million dollars, one month later, I sold it for two!" (ajouter un fort accent grec), bref à côté de lui, Madelin c'est un dangereux gauchiste collectiviste et sur la longueur, ça fatigue vite. Fabio est courageux, il l'écoute et il répond. Haydée se désintéresse à la conversation, on dirait qu'elle a déjà vu le spectacle de nombreuses fois et que cela ne la passionne plus. Sa mère parle peu mais j'ai l'impression qu'elle note tout.
Le repas se termine tôt, Fabio nous demande de passer à son hôtel (à 5 minutes du notre) pour choisir des musiques pour le mariage. Sur le côté musique du moment, je me tais, je n'y connais rien. Mais Fabio veut aussi mettre un fond français pendant le repas et il demande notre aide (tout en téléchargeant (et payant) les bonnes idées qui lui manquent). Je sens qu'on va y passer des plombes et qu'on va faire ça pour rien ou presque mais on s'y met tout de même. Cela donne des trucs du genre "Piaf, Aznavour, Gainsbourg, Jonasz OK. Dalida, Joe Dassin ou Cloclo, OK mais faut trouver lesquelles. En revanche, Sardou ou Lama c'est veto direct", je te laisse imaginer les tractations. On part après minuit et je me dis que Fabio va encore y passer deux ou trois heures et qu'au final, il n'y aura même pas quinze chansons sur le CD alors.... En rentrant, je parle un peu avec Rodrigue. Il trouve aussi que le beau-père était un peu pénible et bavard. Il pense également que la belle-mère est à l'image de sa fille (ou l'inverse) : très intelligente, peu causante et très intrigante.

Lendemain matin, on part (avec l'ami londonien) à huit heures en bus vers la Barossa valley, la vallée viticole la plus prestigieuse d'Australie. Amandine et Rodrigue y tenaient beaucoup, moi je m'en foutais un peu, pourquoi pas après tout (mais bon on aurait pu visiter Adelaide aussi...). Le bus fait la tournée des hôtels avant de partir à cinquante km de là. On commence par la visite touristique d'un atelier où ils travaillent le bois (il y a un cheval de bois de treize mètres de haut), je n'achète rien et je me marre en voyant tous les produits "designed in Australia, made in China". Ensuite nous partons vers la maison de vin la plus renommée du coin où nous goûtons des productions locales. Six ou sept vins, je ne sais plus (et à jeun, c'est pas forcément le top), tous sont vraiment bons, mais alors pas vraiment bon marché pour cette qualité là car pour l'équivalent de quatorze euros la bouteille, je peux trouver sans souci (en France) des vins français similaires. Et je parle même pas du vin à près de deux cents dollars qui est bon, mais de là à dépenser autant...
Pause déjeuner où on prend contact avec les autres membres du groupe. Des Australiens d'un autre coin (Brisbane), des Néo-Zélandais, des Anglais qui sont en Australie pour un an, elle bosse pour une chaîne de salon de coiffure (là où Amandine ira le lendemain), travaille deux mois dans une ville puis prend un mois de congés et reprend le travail ailleurs quand elle n'a plus de sous. Et le chauffeur de bus qui a fait guide à Paris (!!). Il nous dit qu'il a beaucoup plu en une semaine et que la vallée est passée de marron à verte en l'espace de quelques jours. Nous visitons trois autres maisons de vin, un peu moins prestigieuses et au vin un peu moins bon (et un peu moins cher) mais le constat reste le même. Amandine et moi sommes plus vins secs quand les deux autres aiment ce qui est plus fruité (voire sucré..). En rentrant on passe par le Barossa Dam, un barrage de cent quarante mètres de long qui a la particularité de propager le son d'un bout à l'autre du barrage : tu te mets à un endroit tu parles et l'autre personne à l'autre bout t'entend comme si t'étais à cinquante centimères, ça me rappelle un truc à cité des sciences de La Villette mais en mieux.

THE cheval Vers où on va?

Hips la même chose, chef outil typique mais qui ne doit plus être utilisé..

Barossa dam Un p'tit plongeon, Anas?

On revient vers dix sept heures et on est attendus par Fabio qui fait une bouffe entre Européens. Avant ça, il remet un CD au DJ, sur le CD, il y a quatorze chansons, CD qu'il a fini à 3h du matin (je le savais...). Le père de Fabio nous apprend qu'il a loué une voiture et s'est dit "je vais être plus malin qu'eux, je vais pas me faire avoir par les commandes inversées" et CRAC dedans au premier virage (ah les réflexes). Rendez vous pris pour le mariage à 12h30, Amandine est attendue chez le coiffeur à 8h45 (!!!), Rodrigue en tant que témoin doit venir chez Fabio une heure avant la cérémonie.
Je t'ai épargné ce petit détail mais Rodrigue, en tant que bestman doit faire un speech, or cela fait dix jours qu'il le sait et il n'a rien écrit (dans la voiture, il préférait roupiller). On en a vaguement parlé, Amandine est de l'avis que c'est super codifié, il faut faire tout dans les règles sans commettre d'impairs, moi je suis pour une approche plus décontractée (mon côté rebelle sans doute...), ça donnera une touche européenne. On finit par lui filer les thèmes et on l'aide à rédiger, il y a des choses qui ne changent pas en quinze ans quand même. Mais je me demande comment il fait au travail.
Le lendemain, Amandine se lève aux aurores pour aller chez le coiffeur, moi je me rendors (alors qu'elle avait pensé que je me lèverais avec elle et réveillerais Rodrigue) et prends mon temps : balade en ville, éclair au chocolat pas top, cybercafé. Je reviens à 11h, Rodrigue est déjà parti, Amandine est là. On s'habille (elle me demande même des conseils et je l'aide comme je peux) et je décide qu'on va à pied à l'église orthodoxe, ce qui nous prend bien vingt minutes quand même, sans traîner, soit un peu plus long que ce que j'estimais. On est en avance (mais de peu), Rodrigue arrive avec Fabio et son père en voiture. Fabio est très stressé et (confidence de Rodrigue un peu plus tard), il hurle sur son père qui ne connaît pas la route (il est seulement à quinze mille kilomètres de chez lui c'est vrai), le genre de trucs que je pourrais faire.. mais une fois seulement. Rodrigue dit que pour lui ce serait la même chose. J'entre le dernier dans l'église car je donne les livrets, il s'agit d'une traduction en anglais de ce qui se dira en grec. La cérémonie a été écourtée, une heure seulement, toute en grec et tout le monde debout : étant un quasi officiel, je reste dans le rang et n'en sort pas pour prendre des photos. J'ai un peu trouvé le temps long, observant les décorations rutilantes de l'église. J'attendais un peu le fameux chant orthodoxe et ben, bof. Le rite en lui même (les mariés couronnés, les tours de l'autel, le baiser sur la bible dorée), c'est un peu plus rare pour moi. Et puis ça me fait à mes grands-parents maternels qui se sont mariés aussi sous le rite orthodoxe (russe). Fin de la cérémonie, je fais partie des gens qui reçoivent les félicitations des invités (oui ça me fait bizarre) et les premiers "le prochain ce sera le tien", ça c'est plus commun, ça fait quinze (OK dix) ans que ça dure. Je sors de l'église dans les derniers, apparemment tout le monde a respecté le panneau "Il est interdit de jeter du riz dans l'église" écrit en grec et en anglais à l'entrée.

Typique Les Jag'

On part vers les jardins pour faire des photos. J'ai droit à la jaguar des demoiselles d'honneur et groom's men. La photographe officielle est du format baroudeuse petite et costaude, elle est plus habillée pour aller dans la brousse que pour un mariage, ça fait un décalage amusant. Quand les gens disent "Cheeeeese", je dis "Fromaaaaage", en référence à "Six Feet under" (saison 1 épisode 11). On nous demande ce qu'on dit en France, je réponds "Cheese" voire "Ouistiti". Fabio ajoute que c'est plus "Ouistiti sex" en fait. Cela donne lieu à un running gag où lors des nombreuses photos qui sont prises de nous, je lance un "ouistitiiii". Je prends des photos des photographes, ça change un peu... même si je n'ai pas le talent de Claire Fisher (et que la cérémonie est moins lugubre, mais bon on n'est pas dans une série). Tiens toujours à propos de cette série, j'ai appris par hasard à mon retour que Sia, l'interprète de "Breathe me" vient d'Adelaide.
Les mariés, demoiselles d'honneur et groom's men sont invités à poursuivre les photos dans un autre parc puis un autre auprès d'une grille (j'ai jamais compris l'intérêt de la photo avec les mariés derrière la grille, un symbole quelconque??), puis près de la fac, où je vois des panneaux avec une expo contenant des antiquités égyptiennes du Louvre (ça valait le coup de traverser le globe). Les mariés ont droit à une séance photo en solo (duo) à la plage, les autres rejoignent (en jaguar, toujours) la maison des parents de Haydée. Aie, c'était pas prévu au programme, je pensais qu'on aurait un peu de temps libre. Amandine est déjà là bas et ça fait deux heures qu'elle sert d'interprète entre les quatre parents (la pauvre). On mange un morceau (il est 16h, il était temps..), est poli avec les beaux parents. Belle Maman me dit "So Cegosum, I heard you can speak ancient Greek??" "Errr no.. I studied it for five years, fifteen years ago, but I'm not able to speak it". Beau Papa nous parle encore de ses succès et de combien c'était dur de son temps (années cinquante) d'être un jeune immigré grec en Australie, (ça, je veux bien le croire). Mais l'heure tourne et on trouve une super excuse (pour le dîner, Amandine doit se changer) pour ne pas s'éterniser et avoir un peu de pause à l'appart'. Une grosse heure pour souffler, ça fait du bien.
Ensuite on repart à pied, le lieu du repas n'est qu'à dix minutes à pied. Il y a pas mal de monde dans les rues en ce samedi soir, vu qu'il a plu toute la semaine dernière les gens profitent du bel automne pour sortir un peu. On arrive au vin d'honneur un peu en retard mais ça ne se remarque pas trop. On nous installe assez vite à table, nous sommes à celle des mariés, en gros, ils ont voulu mettre leurs amis à la table, ce qui en principe ne se fait pas. Le repas est bon et pas trop copieux. Avant le gâteau, il y a un grand moment ritualisé : les speechs. Ca commence par Beau Papa, qui fait un discours sans papier : accueillant et plein d'humour, carrément à la hauteur. Ensuite, c'est au tour du père de Fabio qui rame à lire un texte en anglais (comme Jacques Delors mais en dix fois plus lent), je me demande si ce n'est pas un peu longuet et si tout le monde ne rit pas du Frenchie gui galère. Mais apparemment l'attention de parler une autre langue plait beaucoup, ça rend ça touchant. Ensuite c'est au tour de Fabio et de Haydée (qui s'incruste dans le protocole). Fabio est.... fabioesque dans toute sa splendeur. Il a prévu un discours mais ne lit pas du tout son papier, arrive à prendre le bon ton et à avoir un texte enlevé, bien écrit, très adapté, la classe, je me demande encore pourquoi ça m'étonne toujours, il avait été bluffant quand on s'était pointés à l'improviste chez lui l'été dernier. Haydée fait plus dans l'utilitaire avec des remerciements ordonnés. Puis c'est au tour de Rodrigue et tout le monde fait tinter son verre avec sa cuiller (c'est bien ça ne fout pas du tout la pression). Rodrigue raconte notamment comment on a dérobé des parts de galette des rois en prépa, le genre de truc plutôt sympa à narrer (un petit larcin commis en groupe lors de notre prépa). Fin des speechs, applaudissement, on passe au gâteau. Alors le gâteau c'est particulier: celui qui est coupé pour la photo c'est un gâteau qu'une entreprise du BTP ne renierait pas, le genre de bloc super compact avec plein de crème. Beau sur les photos mais pas bon dans l'assiette. Alors y en a un autre que pour les assiettes.
Il est temps de danser, enfin pas beaucoup de temps d'ailleurs car tout doit être fini à minuit. Cela fait super tôt, je sais mais je vais pas me plaindre, on a un vol à 8h le lendemain matin. Je danse (oui), enfin comme je peux, ça va c'était carrément dans mes cordes. Je vais prendre l'air un moment, il fait super chaud, on doit dépasser les vingt cinq degrés. Beaucoup de danses grecques, c'est ce qui marche le mieux. J'ai la super excuse de ne pas connaître les pas pour expliquer le fait que je suis un peu décalé. Avant de partir, je remets des tablettes de chocolat à mes voisins de table ainsi qu'aux mères des mariés. Il est déjà minuit, c'est l'heure. On tente de nous faire sortir ailleurs après la fin des festivités, mais au vu du programme du lendemain, on préfère s'excuser poliment. "Usually we go out somewhere" Je réponds en souriant "You know, we are very unusual people". Quand on rentre à notre hôtel sur le coup de 0h30, les rues sont pleines de monde habillé pour sortir. On se couche immédiatement ou presque, le lendemain va être dur, c'est sûr.

The bride

LA photo d'Anas sur la table du repas

Commentaire(s) :
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[] 

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Haydée et Fabio ne "méritent" pas que je mette des extraits de chansons qui parlent du mariage, par exemple celle des Fatals Picards, d'Aldebert ou d'Agnès Bihl


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